Madagascar: Études supérieures - L'attrait des universités canadiennes

Beaucoup ne le savent pas, mais selon le classement du World Happiness Report, le Canada est le septième pays le plus heureux du monde, alors que la France, par exemple, n'apparait qu'à la 23ème place. De plus en plus de jeunes de tous les continents choisissent le Canada pour la poursuite de leurs études.

Attirés par cet immense pays, ses paysages grandioses, la mentalité ouverte de ses habitants. Attirés aussi par des universités de renommée mondiale, pour ne citer que celles de Colombie britannique, de Toronto, ou encore la McGill University et les Hautes Études Commerciales de Montréal.

Pour se donner un ordre d'idée, chaque année, environ 26 000 jeunes Français, qui ont pourtant toutes les filières chez eux, choisissent de tenter l'aventure canadienne.

Des familles malgaches qui en ont les moyens ne sont pas en reste, hésitant entre ces deux giga-pays que sont le Canada et, pour certains, l'Australie. Peut-être que le classicisme du Vieux monde a fait son temps dans bien des esprits.

Un des atouts majeurs de l'option canadienne est, après l'obtention du diplôme, la perspective d'un emploi d'une durée égale à celle des études effectuées.

Certes, la décision d'un jeune d'aller étudier aussi loin comporte sa part de risque, comme tout saut dans l'inconnu : sortir d'un système que l'on connaît bien ou qui n'est pas tout à fait étranger, plonger dans un nouvel environnement, une nouvelle façon d'apprendre, un mode de vie radicalement différent...

Une étudiante étrangère, inscrite dans la filière Mathématiques, reconnaît : « Ma première année a été franchement difficile. Mais je me suis accrochée, et maintenant je ne m'imagine plus dans un autre endroit que Montréal ».

L'étudiant ne doit surtout pas improviser, la familiarisation avec les exigences canadiennes doit commencer suffisamment à l'avance. C'est notamment vrai, pour ne pas dire indispensable, pour ce qui est des formalités administratives.

Une fois en possession de la lettre d'admission à l'université, il doit se préoccuper de la demande de permis d'étudier, de l'assurance santé, de la carte bancaire, du logement... Toutes les étapes de ce parcours du combattant sont détaillées dans le Guide « Partir étudier au Canada » de Daisy Le Corre.

Grande autonomie

Quid des problèmes de langues ? Selon la destination choisie, on est plus ou moins amené à parler anglais. Daisy Le Corre rassure, en dehors de l'exception québécoise :

« Take it easy, de toutes façons votre cerveau n'a pas d'autre choix que de s'adapter ». Vrai, car aussi bien pour se faire des amis que pour trouver des travaux d'étudiant, l'anglais est indispensable. Les universités proposent généralement des sessions linguistiques d'été.

Pour en revenir aux « Kebany », comme les Malgaches de là-bas surnomment les Québécois, ils tiennent, certes, à leur francophonie mais en la bourrant d'anglicismes. Cela peut paraître « tough » au début, mais à la longue s'avère plutôt « fun ».

Les méthodes pédagogiques canadiennes sont parfois déroutantes. Pendant les heures de cours « présentielles » (sic), la participation est encouragée, et rien ne sert de venir si on ne s'est pas préalablement documenté.

Mais les avantages du système sont nombreux. Les étudiants jouissent d'une grande autonomie, et les enseignants sont très accessibles.

Parlons enfin de la solitude. Un moyen de se faire des amis canadiens est de partager une passion commune, que ce soit au sein d'une équipe sportive ou artistique, ou d'une association.

Il faut, semble-t-il, éviter d'être distant ou arrogant, mais cela est valable dans tous les pays, toutes les communautés. Auprès des passionnés de musique, il faut surtout éviter de réduire la chanson canadienne à une certaine Céline Dion...

La solitude est pesante dans un environnement blanc de neige, surtout quand les températures taquinent les -20°C. L'écrivain congolais Henri Lopès racontait la nostalgie d'un étudiant dans une lettre à son amie restée au pays :

« Aujourd'hui, il a neigé toute la journée, je n'ai pas mis le nez dehors. Ma passion de l'étude m'est revenue depuis bien longtemps. Pourtant, quand il neige comme aujourd'hui, je repense à toi, qui n'as jamais connu ce blanc parfait qui endort toute la terre. Et je me sens seul »

Il s'agissait d'un autre pays que le Canada, mais le même courrier aurait bien pu provenir d'Ottawa ou de Toronto...

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Plus de: L'Express de Madagascar

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