Gabon: Enlèvements d'enfants - Le Gouvernement parle de fausses informations, mais renforce la sécurité publique

25 Janvier 2020

La journée du 24 janvier restera à coup sûr marquée dans la mémoire collective au Gabon au regard du niveau de violence que les supposés cas d'enlèvements ont occasionné dans la capitale gabonaise.

Face à cette confusion, le Gouvernement, par la voix de son ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur Lambert-Noël Matha a annoncé des mesures urgentes. Notamment la fouille systématique des véhicules et le renforcement de la sécurité aux abords des établissements scolaires. Retour sur l'intégralité de ce communiqué.

Depuis plusieurs jours, des informations fortement relayées par les réseaux sociaux font état de nombreux cas d'enlèvement d'enfants dont le dessein est de semer le trouble, la peur et de justifier une justice populaire en s'attaquant à des innocents.

Cette pratique aura coûté la vie en début d'après-midi à un compatriote, Stanislas MBA NGOUA, qui a eu le malheur d'être au mauvais endroit et au mauvais moment.

Plusieurs victimes de ces manipulateurs assassins dont Patrick EYEGHE se trouve actuellement au Centre Hospitalier Universitaire de Libreville

Le Gouvernement de la République condamne avec la plus grande énergie ces actes manipulatoires et déplore la perte de ce jeune compatriote. Pour tous ces cas, des enquêtes ont été ouvertes.

Le Gouvernement tient à préciser que du 1er janvier 2020 à ce jour, aucun service de Police ni de Gendarmerie n'a enregistré de plaintes pour enlèvement d'enfants, à l'exception de celle de la famille du jeune NGOUA ABAGHA Anderson Rinaldi, enregistrée à Bitam dans la province du Woleu-Ntem et dont les enquêtes sont en cours.

Face à cette psychose savamment entretenue, le Gouvernement annonce un déploiement conséquent des Forces de Sécurité et de Défense sur toute l'étendue du territoire national avec une plus grande concentration aux abords des établissements scolaires.

Des fouilles systématiques des véhicules seront effectuées par les Forces de l'ordre dans le respect des droits humains et des Conventions internationales.

Le Gouvernement rappelle par ailleurs que la propagation des fausses nouvelles via les réseaux sociaux ou tout autre moyen, qui trouble l'ordre public expose son ou leurs auteurs et complices à des peines d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à 5 ans, conformément aux dispositions de l'article 227, alinéa 1er du Code Pénal.

Le Gouvernement de la République appelle les uns et les autres au devoir de vigilance et de responsabilité.

Nul ne peut se faire justice dans un Etat de droit et le Gouvernement se montrera ferme vis-à-vis de ceux qui auront choisi la barbarie comme expression de justice. Tout individu ou groupe d'individus qui se substituerait aux Forces de l'ordre dans leurs missions de protection des personnes et des biens et de perquisition, s'expose aux affres de la loi.

A l'issue du Conseil Interministériel de ce jour, le Gouvernement décide que les cours reprendront le lundi 27 janvier 2020.

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