Tchad: La guerre de la bière a repris cette fin de semaine

Au Tchad, c'est la deuxième fois que les habitants de la capitale boycottent l'unique brasserie du pays. Un bras de fer oppose le brasseur à ses grossistes et aux associations de consommateurs suite à une augmentation des tarifs des boissons alcoolisées et non alcoolisées depuis le 1er janvier.

Alors que plusieurs villes de province boycottent les brasseries depuis début janvier, la capitale observe, depuis hier vendredi, un deuxième week-end sans boisson à l'appel du Collectif contre la vie chère.

La plupart des bars et alimentations étaient fermés toute la journée ce vendredi. Les vendeurs des boissons alcoolisées et non alcoolisées espèrent ainsi faire plier les brasseries qui ont augmenté à partir du 1er janvier les prix de tous leurs produits.

Dans un communiqué diffusé par voie de presse, les brasseries expliquent qu'elles ont augmenté les prix à cause de la fin des exonérations qui leur ont été accordées pendant ces cinq dernières années par l'Etat.

L'attitude des brasseries est intolérable estime l'Association pour la défense des droits des consommateurs qui invite le gouvernement à ne plus accorder la moindre exonération aux brasseries qui vendaient la bière au même prix même sans facilité fiscale.

Le Collectif tchadien contre la vie chère qui est à l'origine de la campagne de boycott n'entend pas lâcher prise. « Nous avions clairement dit que si nos revendications n'étaient pas prises en compte, la lutte continuerait jusqu'à satisfaction totale », nous assure le président du collectif, Djigamnayal Nelly Versinis.

Le syndicat des grossistes des boissons du Tchad appelle lui à une solution rapide pour l'intérêt de tous.

« Au regard de la situation actuelle, le syndicat des grossistes des boissons du Tchad demande aux deux partenaires de trouver une solution consensuelle à cette crise qui n'a que trop duré », a déclaré Ndjagui Denis, président du syndicat.

Ce sont des milliers d'emplois qui sont visés à terme par la paralysie de la filière qui fera aussi perdre à l'Etat, d'importantes recettes fiscales.

Plus de: RFI

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