Ile Maurice: Gouvernement - De nouvelles mesures côtoient d'anciennes promesses

Des mesures déjà connues et de nouvelles annoncées. C'est ce qu'une lecture rapide du discours-programme du gouvernement, présenté par le président de la République, Pradeep Roopun, hier, nous permet d'entrevoir.

Ainsi, les mesures classiques, telles que la construction de maisons pour la classe moyenne et pour ceux au bas de l'échelle, la mise sur pied d'un Educators Council, pour la promotion et la formation des enseignants, la rénovation des centres de santé publics ou la création d'une nouvelle faculté de médecine à l'université de Maurice, donnent une idée de la direction vers laquelle le gouvernement songe à s'engager. Dans le secteur de la santé toujours, la construction d'un centre hospitalier universitaire est en projet.

De nouvelles mesures pour booster l'économie. Le gouvernement se penche sur l'industrie 4.0, en misant sur la robotique, l'intelligence artificielle et l'Internet des objets, notamment. De plus, le président de la République a annoncé encore une loi pour combattre la cybercriminalité et l'introduction des transactions financières en ligne.

Pradeep Roopun a aussi évoqué des mesures pour encourager l'entrepreneuriat et les services financiers. Pour la promotion de l'économie bleue, le gouvernement prévoit un Marine Bio-technology Hub et l'introduction d'un Offshore Petroleum Bill et d'un Seabed Mineral Bill.

Plusieurs projets infrastructurels sont annoncés, comme une nouvelle autoroute qui reliera l'aéroport au nord du pays, en passant par l'Est et l'élimination des ronds-points. Des gares routières seront également aménagées pour des bus électriques.

Des travaux sont également annoncés au port et à l'aéroport. Des annonces également pour réduire les accumulations d'eau. Une Land Drainage Authority sera mise sur pied. Le discours-programme fait également mention d'un Climate Change Bill et d'un National Youth Environ-mental Council.

L'utilisation du gaz naturel liqué-fié pour la production d'énergie et le transport public revient sur le tapis. Toutefois, pour réduire l'utilisation des énergies fossiles, le gouvernement propose le «waste-to-energy» et l'énergie durable.

Des particuliers et des sociétés, notamment, seront encouragés à installer des panneaux photovoltaïques chez eux pour la production d'électricité. Par ailleurs, un code de conduite pour les parle-mentaires est à l'agenda.

Après un premier échec, le gouvernement annonce une nouvelle réforme électorale et un projet de loi sur le financement des partis politiques. Pradeep Roopun ajoute que le gouvernement entamera des négociations avec la France sur la souveraineté de Tromelin et qu'il continuera la lutte pour récupérer les Chagos.

Social et Logement : Rénovation des maisons Ex-CHA et NHDC

La priorité du gouvernement est de promouvoir une île Maurice inclusive, en améliorant le niveau de vie de chaque résident. À commencer par les personnes âgées et les veuves qui ont vu leur pension passer à Rs 9 000, en décembre 2019. Cette pension devrait augmenter graduellement pour atteindre Rs 13 500 en 2024. D'autres facilités, telles que des centres de récréation ou de soin, sont à prévoir pour nos aînés.

Le gouvernement renforcera également les règlements des institutions charitables et maisons de retraite. Le combat contre la pauvreté sera mis en avant à travers l'élaboration d'un plan Marshall. Le salaire minimum a été revu à Rs 10 200 à partir de janvier 2020 et une compensation salariale de Rs 300 a été accordée à tout employé touchant moins de Rs 50 000.

Faciliter l'accès à un logement décent et financièrement abordable à tous. C'est une des mesures que compte adopter le gouvernement durant ce mandat. Ainsi, il va accélérer les programmes de logement, en accordant une attention particulière aux plus vulnérables. Il est aussi question de moderniser et rénover les maisons ex-CHA et celles de la NHDC existantes à travers le pays.

«Most welcome pour la rénovation des maisons NHDC.» C'est la réaction de Roland Cotry, membre du syndicat des propriétaires de résidence de La Tour Koenig. Il est d'avis qu'il faudrait, en premier lieu, refaire le waterproofing des toitures des maisons et refaire la peinture des bâtiments. «Li koulé kan lapli tonbé.» Il faudra aussi, selon lui, aménager des drains dans les allées entre les blocs. «À chaque fois qu'il pleut, les maisons du rez-de-chaussée sont complètement inondées.»

Éducation : Préparer et responsabiliser les jeunes

Le président de la République l'a dit lui-même. L'éducation est l'une des priorités du gouvernement. Et parmi les mesures annoncées, il y a l'ébauche d'un Educators Council Bill qui a pour objectif de s'assurer le développement professionnel continu des enseignants. Le gouvernement compte également mettre l'accent sur un programme «After school», destiné aux jeunes âgés de huit à 14 ans. Le but étant de stimuler la créativité des jeunes et également les encourager à fréquenter le plus souvent les terrains de jeux, ou encore à s'engager vers le tourisme vert, entre autres.

De son côté, Sailendra Makhan, syndicat à la MITD, souligne que c'est un programme de taille que le gouvernement a présenté. Parmi les mesures qui retiennent son attention, se trouve justement le programme«After school». «Cela aidera beaucoup à l'épanouissement de l'enfant. Ils dépenseront leur temps d'une meilleure façon», dit-il. Mais en ce qui concerne l'Educators Council Bill, Sailendra Makhan demande que les formations des enseignants soient en relation avec le nouvel environnement où vivent les jeunes. «Il faudrait qu'ils cessent l'apprentissage traditionnel et aillent vers ce qui est moderne.»

Par ailleurs, Pravind Jugnauth a réagi sur les cinq credits obligatoires. Le Premier ministre estime que le débat entourant les cinq credits est futile. «Nou pa kapav anbet paran ek zanfan. Bizin ena enn nivo. Monn anvi ki zenn ena lopor-tinité dan lavi mé zot bizin ena enn nivo minimam.» Pravind Jugnauth avance également que le gouvernement vise à pousser les jeunes vers la connaissance et l'intelligence et non pas vers la «médiocrité»

Agriculture. Bouger vers une production organique moderne

Le gouvernement a l'intention d'optimiser l'utilisation des terres agricoles et d'encourager la transition vers une production agricole organique. Cela signifie-t-il qu'une solution sera trouvée aux prix exorbitants des légumes à chaque pluie torrentielle ? C'est en tout cas ce que souhaite Kreepalloo Sunghoon, secrétaire général de la Small Planters' Association. «Il est temps d'aborder les conséquences du changement climatique sur nos plantations de fruits et légumes car c'est la sécurité alimentaire et la protection des planteurs qui sont en jeu. Il faut donner un nouveau souffle au secteur agricole afin d'en faire un secteur viable. Il faut aussi une vision économique durable afin d'attirer la main-d'œuvre», plaide-t-il.

Quid de la canne à sucre ? Le programme gouvernemental fait mention d'une réforme. Pour Devesh Dukhira, CEO du Mauritius Sugar Syndicate, il s'agit de l'étude en cours de la Banque mondiale sur le secteur de la canne à sucre. Une fois les recommandations prêtes aux alentours du mois de mars, l'on pourra avoir une idée claire de la réforme à entreprendre.

Sports : l'introduction des pistes cyclables

Le dossier sportif, après la large victoire aux derniers Jeux des Îles, est pris très au sérieux au sein du gouvernement. L'État veut encourager la pratique d'une activité physique. Il espère que d'ici les cinq prochaines années, 35 % de la population nationale sera engagée dans la pratique du sport. Raison pour laquelle, il prévoit l'installation de pistes cyclables à travers le pays. Cela aura pour but d'aider les cyclistes non seulement à s'entraîner, mais aussi de permettre aux autres adeptes de la petite reine d'utiliser leurs deux-roues pour se promener ou même aller au travail. Et pourquoi ne pas attirer les touristes écolos à Maurice.

«C'est Daniel Raymond (Road Safety Coordinator au ministère des Infrastructures publiques et du transport) qui nous a longuement parlé du projet d'inclure des pistes cyclables sur les nouvelles routes qui seront construites. Et pour nous, c'est une réelle opportunité», confie Jean-Philippe Lagane, vice-président de la fédération de cyclisme. Ce dernier avance qu'avec cette nouvelle infrastructure, les amateurs de course pourront s'entraîner sans avoir peur d'être roulé dessus par un véhicule. «Avec le nombre grandissant de véhicules sur les routes, le risque d'accident est élevé. Maintenant, les parents pourront laisser les jeunes s'entraîner sur la route, car il ne faut pas oublier que les coureurs sont vulnérables.» Et il soutient qu'avec ce projet non seulement les gens auront une meilleure santé, mais cela attirera également plus de touristes.

Hormis les routes cyclables, le gouvernement veut positionner Maurice comme un pays qui peut accueillir des compétitions internationales d'envergures, avec les infrastructures existantes.

Emplois : Booster les entrepreneurs et la jeunesse

Afin d'accélérer la création d'emplois, le gouvernement adaptera ses politiques industrielles et commerciales aux nouvelles exigences de l'économie mondiale. L'accent sera donc mis sur la «digital entrepreneurship », l'innovation, la recherche et le développement. «La jeunesse d'aujourd'hui changera la donne dans l'économie de demain», souligne le discours-programme 2020-2024. Le secteur coopératif sera redynamisé et une main-d'œuvre adéquate, possédant de nouvelles compétences, sera nécessaire pour stimuler la future économie. Les talents étrangers, notamment ceux de la diaspora, et l'apport des femmes seront maximisés. Des programmes seront institués pour encourager l'emploi des jeunes dans les secteurs public et privé et pour la création des start-up.

Thierry Goder, directeur d'Alentaris, considère que l'entrepreneuriat auprès des jeunes est une bonne mesure. «La manière de voir les choses change. Dans le monde numérique, par exemple, il y a des opportunités considérables mais il n'y a pas que cela. L'entrepreneuriat comprend d'autres sphères pour le jeune. Il faut aussi avoir des structures pour le former, faire de lui un expert et un futur entrepreneur.» Il cite notamment des initiatives du secteur privé, comme les incubateurs, pour la formation et l'encadrement. Et comme le discours-programme mentionne la révision du salaire minimum ainsi que la compensation salariale, Thierry Goder affirme que la productivité doit aussi augmenter, afin de soutenir la hausse salariale.

Environnement : Nouveau «climate change bill»

Comme Maurice est vulnérable face au changement climatique, des actions urgentes doivent entreprises, selon le gouvernement. Le programme inclut l'investissement dans l'énergie verte, plus d'espaces verts et la protection des ressources marines, entre autres. Sunil Dowarkasing, Global Strategist de Green Peace, déclare que «les intentions sont là mais les actions ne sont pas cohérentes, par contre. Il n'y a pas de fundamental change, comme cité dans le programme». Il est déçu de l'annonce de structures en béton. Le nouveau Climate Change Bill, qui sera introduit, est bien, dit-il, mais il faut voir le contenu du projet de loi. Le gouvernement compte mettre ne place un high interministerial council pour atténuer le changement climatique mais «c'est du déjà-vu» commente notre intervenant.

Au niveau des énergies renouvelables, le manque de cohérence est aussi déploré; 35 % d'énergie verte d'ici 2025 et 40 % d'ici 2030, c'est intéressant, déclare-t-il mais il faudrait un renewable energy action plan pour concrétiser le projet. Il faut aussi considérer le taux d'énergie additionnelle car«la consommation augmente au fil du temps. Il y a même le métro qui consomme de l'éner-gie.Il faut plutôt voir de combien l'énergie fossile va diminuer tout comme l'énergie produite par le charbon».

Bannir le plastique dans les plus courts délais est l'un des objectifs mais aucun délai précis n'est indiqué. Pour le master plan concernant les eaux usées, il faudrait aussi considérer les régions côtières pour la protection de l'écosystème marin. Un Lake and River Authority Bill, c'est bien mais il faudrait se concentrer davantage sur comment préserver les rivières, souligne Sunil Dowarkasing.

La croissance inclusive pour doper l'économie

LA condition sine qua non pour porter le pays à un nouveau palier de son développement est la création d'une économie moderne, dynamique et innovante qui favorisera une croissance inclusive et soutenable. C'est l'engagement du gouvernement dans son discours-pro-gramme étalé sur cinq ans (2020-2024).

La fondation de cette nouvelle économie exige l'émergence de nouveaux piliers. Il est prévu que le gouvernement introduise un Unified Regulatory Fra-mework, un Offshore Petroleum Bill, un Seabed Mineral Bill et aménage un Marine Biotechnology Hub pour accélérer le développement d'une économie bleue. De plus, le gouvernement se propose de donner une nouvelle impulsion à l'industrie de la création (Creative Industry) avec le lancement de nouvelles infrastructures pour développer les activités artistiques.

Une composante clé du succès de tout modèle économique est l'existence de fondamentaux macroéconomiques solides, dont une croissance résiliente avec un taux d'inflation faible ainsi qu'un niveau de chômage en régression. Ces objectifs doivent être atteints tout en s'assurant que la dette publique demeure à un seuil raisonnable.

Il est primordial que le pays s'engage dans une planification à moyen terme. D'où l'annonce de la création d'un Economic Research and Planning Bureau au ministère des Finances et du développement économique. Ce bureau sera appelé à traduire le programme gouvernemental en un plan d'action cohérent au sein duquel les opérateurs des secteurs public et privé seront appelés à travailler. Dans le même souffle, un Economy Advisory Council sera aménagé à l'Economic Development Board pour conseiller celui-ci et, accessoirement, le gouvernement sur le développement du paysage économique.

Azad Jeetun, économiste, accueille positivement certaines mesures, notamment la mise en place d'un Economic Research and Planning Bureau et d'un Economy Advisory Council. Ce sont des instances qui faisaient cruellement défaut, selon lui.

Gérald Lincoln, Country Managing Partner d'E&Y à Maurice, trouve louable de la part du gouvernement de parler en termes de croissance inclusive et de création de nouveaux piliers. Cependant, il insiste que le plus important demeure l'étape d'exécution.

Services Publics. Un observatoire de l'eau sera créé

SI la priorité sera accordée à la réhabilitation et à l'amélioration des infrastructures hydrauliques, le gouvernement étudiera la possibilité de partenariats public-privé, après des discussions avec les parties prenantes, pour appliquer des technologies de pointe, une gestion moderne et des systèmes opérationnels dans le secteur de l'eau. De ce fait, la Central Water Authority (CWA) conservera en tout temps la propriété de ses principaux actifs.

De plus, la CWA va se concentrer sur la stratégie de remplacer rapidement les tuyaux défectueux, d'augmenter la capacité de stockage grâce à la construction et à l'expansion de barrages et réservoirs. Le gouvernement va aussi introduire un cadre juridique pour mieux protéger nos ressources en eau, en créant un observatoire de l'eau qui servira de portail d'informations publiques sur la quantité et la qualité de ces ressources.

Santé. Plus de centres de santé...

La priorité du secteur, c'est la qualité des soins prodigués aux patients, affirme Ram Nowzadick, président de la Nursing Association. Pour améliorer la qualité, selon le syndicaliste, il faut que le personnel soignant ne soit pas excédé. Or, le secteur de la santé aurait justement besoin de plus de personnel. «Nous apprécions la mesure de faire des mediclinics supplémentaires et des hôpitaux. Mais ce qu'il faut, c'est plus d'infirmiers. Nous avons demandé qu'il y ait 200 nouveaux infirmiers par an pour que le service soit meilleur», soutient le syndicaliste qui se dit tout de même satisfait des mesures annoncées dans le discours-programme pour le secteur de la santé.

En effet, le discours-pro-gramme contient encore une fois ce projet de nouvel hôpital pour le traitement des cancers. Il fait mention de centres pour ceux souffrant de maladies mentales et de la création d'un nouvel hôpital universitaire. Une nouvelle faculté de médecine et des sciences sera créée à l'université de Maurice d'ici les cinq prochaines années. Autre mesure annoncée: une unité spéciale pour traiter des maladies provoquées par le changement climatique.

Informatique. Internet of things, 5G et blockchain à l'avant-plan

L'intelligence artificielle (IA), la blockchain, l'Internet of Things et la robotique seront le fer de lance du secteur de la technologie, de la communication et de l'innovation (TCI). La stratégie autour de ces technologies disruptives sera élaborée pour que l'IA soit intégrée à des projets des services du gouvernement, des start-up ou des entreprises qui comptent y investir.

La blockchain, l'Internet of Things et la robotique sont encore à leurs premiers balbutiements en termes de croissance, car la plupart des projets sont au stade préliminaire. La vision du gouvernement est de transformer les secteurs clés vers la révolution Industry 4.0, qui va promouvoir l'automatisation. D'ailleurs, la connectivité avec la 5G sera à l'origine du prochain boom dans la technologie. Maurice devra établir un plan pour cette migration.

Lors du discours, le président a évoqué le concept de e-Mauritius. Il s'agit d'un outil qui va permettre aux Mauriciens d'avoir accès au portail du gouvernement en un clic. Les technopoles annoncées dans les discours du Budget reviennent une fois de plus. Cette fois, il y aura des Techno labs pour la partie applicative des projets de recherche et développement. À ce chapitre, le gouvernement va apporter son soutien aux start-up qui ont des jeunes à la tête afin que le secteur se développe davantage. Des structures comme des incubateurs et des accélérateurs seront mises en place pour favoriser l'émergence des projets. D'ailleurs, les universités seront aussi tournées vers la recherche et le développement pour répondre aux besoins des industries à Maurice.

Rodrigues, Agalega et St-Brandon.l'économie bleue comme priorité

E gouvernement a mis l'accent sur le développement de Rodrigues et des îles avoisinantes comme Agalega et St-Brandon en prônant le développement durable pour pallier la fragilité de leurs écosystèmes. Une nouvelle piste sera construite à l'aéroport de Plaine-Corail, à Rodrigues, pour créer de nouvelles activités économiques et encourager le développement. Le gouvernement veut ainsi soutenir le secteur touristique sans oublier son potentiel culturel et écotouristique.

Pour l'approvisionnement en eau, de nouvelles technologies de dessalement et de stockage seront introduites. Côté santé, le gouvernement compte mettre en place le concept de médecin de famille à Rodrigues et construire de nouveaux centres médicaux.

De nouvelles mesures durables, comme la culture d'algues et de produits océaniques, seront introduites dans le cadre d'une stratégie pour une économie bleue et pour toucher des marchés haut de gamme, tout en consolidant le secteur de la pêche. St-Brandon figure aussi au programme du gouvernement, qui compte y encourager la pêche et d'autres activités marines. Par rapport à Agalega, avec la création d'un port et d'infrastructures aéroportuaires, le gouvernement veut développer davantage l'île et optimiser son potentiel économique.

Sécurité routière. Récompenser les bons conducteurs

AFIN de rendre les conducteurs plus responsables de leurs actes, un nouveau système d'assurance automobile basé sur le concept de primes sera mis en œuvre afin de récompenser les bons conducteurs et pénaliser les mauvais. Les systèmes de signalisation routière seront aussi revus pour accroître la fluidité du trafic routier.

Le gouvernement consolidera l'unité et les valeurs familiales comme pilier fondamental de notre société. Pour lutter contre toute forme de violence, un comité sera mis sur pied présidé par le Premier ministre. Le système juridique sera renforcé et une nouvelle campagne nationale de sensibilisation sera lancée. Les victimes et leurs enfants auront plus d'aide et de soutien, notamment des abris, des conseils et une assistance juridique.

Pour protéger les enfants, un nouveau projet de loi sur leurs droits sera présenté prochainement. Le gouvernement mettra aussi une unité de dépistage et d'orientation des enfants en vue d'assurer une intervention rapide en cas de problème de santé et de maltraitance des enfants. Un observatoire social national pour étudier les comportements sociaux des perturbateurs sera aussi mis en place pour en comprendre les causes profondes en vue de préparer un plan d'action national.

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