Congo-Kinshasa: Funérailles de Ben Nyamabo - La cérémonie se tiendra jeudi

La dépouille de « l'habilleur des boss » sera exposée à la salle Koffi, à quelques mètres de l'hôpital Médecins de nuit, où se tiendra la veillée funèbre la nuit du 29 janvier avant d'être conduit à sa dernière demeure, le 30 janvier, à la nécropole Entre terre et ciel (ETEC).

Une annonce conjointe du ministre de la Culture et Arts, la Société congolaise des droits d'auteur et droits voisins (Socoda) et de la famille de l'artiste disparu a enfin révélé le programme de ses funérailles. Elle avertit les mélomanes de « la sortie du corps de l'artiste musicien Ben Nyamabo ce 29 janvier de la morgue du Cinquantenaire » et qu'il « sera exposé à la salle Kin-Miséricorde ».

Cette adresse destinée au grand public transmise au Courrier de Kinshasa le vendredi 24 janvier par Tsaka Kongo précise aussi que « l'enterrement interviendra le 30 janvier à la Nécropole ».

Ce message vulgarisé par le coordonnateur de l'ASBL Artiste en danger vient confirmer le communiqué émis par la Socoda signé par le président du conseil d'administration par intérim, le chanteur Jossart Nyoka Longo.

Il y est fait mention de l'engagement formel de la société des droits d'auteurs quant à la prise en charge des obsèques de son ancien administrateur. Selon Eventsrdc.com qui relaie l'information, « un compromis a été trouvé avec la famille représentée par Edouard Nyamabo ».

Les Kinois se réjouissent de cette bonne nouvelle, c'est ainsi qu'est perçue l'annonce de l'organisation des funérailles de Ben Nyamabo. Elle vient briser le long silence qui devenait inquiétant car nul ne savait s'expliquer cet immobilisme sachant que le défunt avait été un des sociétaires de la Socoda, qui plus est, un de ses administrateurs.

Il s'en serait fallu de peu que la dépouille passe soixante jours à la morgue. Fait que la presse locale avait largement décrié la semaine passée, heurtée par le long séjour inexpliqué, cinquante jours, que le corps de l'illustre disparu venait d'y totaliser sans qu'il ne soit fait écho de ses obsèques.

L'habilleur devenu chanteur

Parolier, Ben Nyamabo rêvait de chanter alors qu'il tenait une boutique de vêtements. Elle lui permet une approche facile avec plusieurs chanteurs en vogue de l'époque. Chanteur plutôt moyen, il ne s'est lancé dans la carrière musicale qu'après avoir échoué à se frayer une place dans l'univers de la chanson d'alors.

Il a d'abord été l'ami des Sept patrons de Langa Langa Stars dont les cinq chanteurs Djuna Djanana, Evoloko Joker, Bozi Boziana, Esperant Djengaka et feu Dindo Yogo étaient les têtes d'affiche sans oublier le guitariste Roxy Tshimpaka et le Bassiste Djomali Bolenge. Puis, il décide de s'engager au devant de la scène en novembre 1983 avec Bozi Boziana et le guitariste Roxy Tshimpaka en fondant son propre orchestre, Choc Stars.

Le groupe constitué d'artistes de talent, comptés parmi les meilleurs du Zaïre à l'époque, chanteurs et musiciens, a marqué le milieu des années 1980.

Il a connu son apogée entre 1986 et 1991 avec notamment Matumona Defao, Djuna Djanana Wa Mpanga, feux Debaba Mbaki Dieka et Monza 1er ainsi que Lassa Carlyto qui avait été une des perles de l'OK Jazz dont la voix limpide et mélancolique savait rendre à merveille les compositions de Lutumba Simaro et Papa Noël.

Ils font partie des vedettes que Choc Stars avait alignées de sorte qu'il a conquis le difficile public kinois. Dans son répertoire l'on trouve un certain nombre de tubes à l'instar de Tshala de Bozi Boziana, Evé de Monza 1er, Riana de Ben Nyamabo, lui-même, Jardin de mon cœur de Lassa Carlyto, Zikondo de Debaba.

L'apport remarquable de Bozi Boziana au tout début du groupe avec notamment Sandu Koti, et Mokili ngonga est indéniable. Choc Stars n'a pas pu tenir le cap, le groupe est mort à petit feu au milieu des années 1990. Jusqu'à devenir inactif à partir de 1996.

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