Gabon: Une grève générale contre la réforme du Code du travail

Depuis le 23 janvier, une quinzaine de syndicats gabonais ont appelé à la grève générale. Ils protestent contre la réforme du Code du travail en cours de discussion.

La réforme du Code du travail souhaitée par le gouvernement gabonais inquiète les partenaires sociaux au Gabon. De nombreux syndicats sont vent debout.

Après leur déclaration du 21 janvier annonçant l'entrée en grève des travailleurs des secteurs parapublics et privés qui leur sont affiliés, la Confédération syndicale gabonaise (Cosyga) et la Confédération gabonaise des syndicats libres (Cgsl) ont retiré leurs préavis à la veille de la mobilisation, signant un protocole d'accord avec le gouvernement suite à l'annonce du ministère du Travail, qui a affirmé son souhait d'organiser une séance plénière pour discuter de la réforme du Code du travail.

Peu après la signature de ce protocole d'accord, certains syndicats se sont déjà désolidarisés de la démarche de la Cosyga et de la Cgsl, jugée cavalière par de nombreux syndicats.

« Cette suspension du mouvement s'est faite dans notre dos et n'engage que les deux signataires », dénonce Sylvain Mayabith, le secrétaire général de l'Organisation nationale des employés du pétrole (Onep).

Pour lui, les conditions ne sont pas réunies pour mettre un terme à la mobilisation. Il demande au gouvernement de prendre en compte les amendements rédigés par les partenaires sociaux et de donner des garanties sur le maintien des acquis.

Conséquence de la division des syndicats : la mobilisation a commencé tard dans la journée de jeudi. Elle doit continuer jusqu'à lundi si aucune autre négociation n'est engagée avec le gouvernement.

L'Onep, le Seerpac, la SAP, CSAG, CGSL, CNSG, CDSA, CSDT, Unasytrag, Cosyga, Solidarité, Saam, Sytrabga, Satap-G et le Syntee, signataires du procès-verbal n'entendent pas fléchir.

Ils invitent le Premier ministre à prendre la mesure réelle de la situation pour éviter la paralysie de l'économie nationale en réunissant toutes les parties prenantes.

Plus de: Les Dépêches de Brazzaville

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