Congo-Kinshasa: Bilan plutôt négatif de la Lucha sur l'action du président Tshisekedi

En RDC, le mouvement citoyen la Lucha l'appelle la «Fatshimétrie». C"est l'indice de mesure de l'action du président Félix Tshisekedi, lancé par la Lucha, peu après l'investiture du nouveau président. Dans son rapport sur cette première année de présidence, le mouvement citoyen a dressé un bilan globalement négatif de l'action du nouveau chef de l'Etat.

Que ce soit sur le plan des droits de l'Homme, du social, de l'économie ou encore de la sécurité, la Lucha pense qu'il reste beaucoup à faire pour sortir le pays de l'état dans lequel il se trouve.

Le mouvement citoyen estime que les plus grands échecs de Félix Tshisekedi se trouveraient dans « l'absence de perspectives de réformes structurelles profondes » pour instaurer l'État de droit et la démocratie.

Sur le plan politique, le mouvement note que la coalition entre Félix Tshisekedi et son prédécesseur Joseph Kabila n'aide pas le pays. Il appelle ainsi le nouveau chef de l'Etat à s'émanciper du « deal qui l'engloutit dans une léthargie d'incapacité ».

La Lucha critique aussi de nombreux voyages de Félix Tshisekedi et lui demande de s'intéresser davantage aux problèmes de fond. Elle lui suggère d'initier rapidement la réforme de la Constitution, de la loi et la Commission électorale ainsi que de la justice, en vue de renforcer la démocratie participative et la transparence.

Sur le plan sécuritaire, elle souhaite aussi que les officiers accusés de crimes et sanctionnés par l'ONU soient poursuivis.

Le mouvement citoyen reconnait cependant quelques actions concrètes de la part du nouveau pouvoir. Il note que les plus grands mérites de Félix Tshisekedi résident dans « la relative réouverture de l'espace civique, le début de la gratuité de l'enseignement primaire, et les efforts pour mettre fin à l'isolement diplomatique » du pays.

La Lucha note que douze mois, c'est « très peu » pour « changer » le Congo mais que c'est « beaucoup » à l'échelle « d'un mandat et de l'urgence de relever » le pays.

Signes de tension au sein de la coalition gouvernementale

Les signes de tension se multiplient au sein de la coalition gouvernementale entre les ministres proches du président Tshisekedi et ceux de Joseph Kabila, entre les présidents des chambres et le chef de l'État.

Pour Corneille Mulumba, l'un des co-fondateurs de l'UDPS, le parti de Félix Tshisekedi, la faute n'est pas que du côté du Front commun pour le Congo, la coalition pro-Kabila. Il appelle le président à s'appuyer sur son parti mais surtout, à s'engager dans de vraies réformes.

L'UDPS est quasi inexistant, aujourd'hui. On ne l'entend même pas. Le parti qui a mené 40 années de combats et qui devrait donc apporter le plus au sein de cette coalition, on ne l'entend pas.

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