Madagascar: Jouer la carte de la transparence

Une situation « grave » en Chine puisque l'épidémie « s'accélère ». Les propos du président Chinois Xi Jinpin sur le coronavirus à l'origine de l'épidémie apparue dans la ville de Wuhan, témoigne actuellement de l'ampleur de la situation. Dernier bilan connu : plus de 2000 cas dont 56 mortels. Baptisé « 2019-nCoV », ce coronavirus inquiète de plus en plus le monde. A Madagascar aussi.

Jouer la carte de la transparence

Un troisième cas vient d'être confirmé en France. Un groupe de touristes chinois est sous observation à Maurice, mais aucun cas avéré pour le moment. Aucun non plus dans les autres pays voisins de Madagascar. Il n'empêche que les inquiétudes commencent sérieusement à gagner la Grande île, notamment la capitale.

Si les responsables du ministère de la Santé publique assurent que toutes les mesures ont déjà été prises dans les ports et aéroports, et que des structures sont déjà en place en cas de suspicion chez des passagers à leur arrivée, l'opinion n'en demeure pas moins inquiète : « Avec ce que nous avons déjà à subir actuellement, si jamais cette épidémie venait à s'introduire ici, qu'est-ce qu'on va devenir ? », lit-on sur les réseaux sociaux.

L'inquiétude est plus que légitime. Nous avons, certes, mis en place des mesures que tous espèrent à la hauteur de l'éventuelle menace, mais alors nous n'avons pas droit à l'erreur car la moindre faille ouvrira la voie à une épidémie locale. Auquel cas - espérons ne jamais voir cela se concrétiser - la gestion du dossier sera plus que difficile. Jouer la carte de la transparence serait alors la meilleure attitude attendue par l'opinion de la part des autorités sanitaires, jusqu'au sommet de l'Etat, au cas où ce coronavirus venait à s'introduire au pays. Craindre que la population ne cède à la panique ne justifie pas le choix de la « rétention d'information ».

D'autres, par le passé, ont choisi cette « option » dans la gestion de la communication autour d'une crise sanitaire au pays, et ont vite été rattrapés par leurs erreurs. Nous n'en sommes pas là cette fois-ci, fort heureusement. Mais à en juger par les avis exprimés sur les réseaux sociaux, sur les ondes, ou par le quidam de la rue, les avis convergent vers cette intention de vouloir s'assurer que les décideurs ne se trompent pas dans leur stratégie de communication. Comme le dit si bien la sagesse malgache : « ny anongotsongoana ny maty, tahotra ny handevim-belona » !

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