Madagascar: Domaine à Nanisana - Dix présumés squatters libérés

Un officier à la gendarmerie, un journaliste, un pasteur et sept autres civils ont obtenu une liberté provisoire, samedi. Ils ont eu affaire à un ministère dans un litige foncier.

En litige. Traduits au Parquet, samedi, pour accès frauduleux et construction illégale sur un terrain de presque un hectare, à Nanisana, qui appartiendrait au ministère de l'Agriculture, de l'élevage et de la pêche, dix présumés squatters ont bénéficié d'une liberté provisoire. Ils sont un officier adjoint à la gendarmerie nationale, un journaliste, un pasteur et sept autres particuliers. L'enquête au fond se tiendra le 18 février prochain, d'après les derniers renseignements recueillis.

« La comparution de ces suspects a déjà été prévue le vendredi 24 janvier, mais la partie plaignante était absente. Elle a dû être reportée samedi où tous les dix ont provisoirement été relâchés », raconte un magistrat informé du dossier.

Une inspection sur la propriété en question a précédé une investigation mixte confiée aux enquêteurs de la gendarmerie et de la police.

Charges

« La plainte du ministère a été déposée le 21 janvier. De plus, nous avons reçu des ordres du secrétaire d'État chargé de la Gendarmerie et du commandant de la Gendarmerie pour qu'une enquête soit ouverte sur cette affaire. Nous nous sommes donc rendus sur place », explique le colonel Nathanaël James Bototsara, directeur de la police judiciaire de la gendarmerie, à la presse samedi matin, au toby Ratsimandrava.

« Nous avons constaté que les dix personnes incriminées n'ont aucun papier régulier concernant leur occupation du domaine. Au fil de notre enquête, nous croyons qu'il y a des charges pour les conduire au Parquet », ajoute-t-il. Selon cet officier supérieur, leur investigation ne s'arrête pas là.

Ce terrain litigieux est déjà morcelé. « Nous avons observé, au cours de notre descente sur les lieux, que le ministère avait déjà clôturé cet espace. Les individus mis en cause y ont accédé depuis 28 décembre 2019. Ils ont avoué être les propriétaires des constructions en cours sur cette propriété de l'État », raconte le colonel Bototsara devant son équipe et les journalistes.

Les fins limiers ont soutenu le fait que cette étendue d'environ un hectare est une possession de l'État, affecté au ministère de l'Agriculture.

« Pendant toutes nos procédures, il n'y a eu aucune perquisition de domicile ni confiscation d'objets. Les suspects n'ont pas été retenus en garde-à-vue puisqu'ils sont tous identifiés. Ils ont seulement été convoqués lorsqu'ils devaient comparaître au tribunal », selon les enquêteurs.

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