Afrique de l'Ouest: Industries extractives, Niamey veut s'inspirer de Dakar pour sa "réintégration" à l'ITIE

Dakar — Le Niger veut s'inspirer de l'expérience sénégalaise en matière de gestion des ressources minières, pour la réussite de sa "politique volontariste" dans ce domaine et son retour au sein de l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), qu'il avait quittée en novembre 2017, a-t-on appris, lundi, à Dakar, du directeur de cabinet du Premier ministre nigérien.

"Ce voyage d'études au Sénégal s'inscrit dans le cadre de la préparation du processus de mise en œuvre de notre comité national pour une réintégration réussie à l'ITIE", a dit Hamadou Adamou Soulèy en marge d'une séance de travail avec la présidente du comité national ITIE-Sénégal, Awa Marie Coll Seck.

Le conseiller du Premier ministre nigérien et président du comité national ITIE-Niger affirme que "le choix porté sur le Sénégal s'explique par le fait qu'en matière de gestion des ressources minières", Dakar "fait office de bon élève, selon l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives, à travers notamment ses résultats satisfaisants obtenus lors du rapport ITIE de 2019".

C'est pourquoi que le comité national ITIE du Niger, "convaincu que le Sénégal jouit d'une forte expérience" dans ce domaine, est "venu échanger avec les parties prenantes sénégalaises pour s'inspirer de son modèle et bénéficier de son expertise", a expliqué Hamadou Adamou Soulèy.

Il dirige une délégation de sept personnes qui vont séjourner au Sénégal pendant trois jours.

La délégation comprenant des ingénieurs, des juristes et des inspecteurs des domaines veut savoir comment le Sénégal a élaboré ses textes sur les industries extractives pour "rapidement les mettre en pratique au Niger".

La présidente du comité national ITIE-Sénégal s'est "réjouie" de la décision des autorités nigériennes d'apprendre du Sénégal.

Awa Marie Coll Seck salue aussi la volonté du Niger de "réintégrer" l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives, une instance dont Niamey s'est retiré en novembre 2017 après avoir été "suspendu" pour "progrès insuffisants".

Le conseil d'administration de l'ITIE avait déterminé que "le Niger avait fait des progrès inadéquats".

Et Niamey reprochait à l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives de s'être immiscée dans une "affaire judiciaire au Niger", en l'occurrence la vente présumée douteuse, à travers des intermédiaires, d'uranium nigérien.

Plus de: APS

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