Tunisie: L'ariana - Qui sauvera «la choggafia» !

27 Janvier 2020

Cet immense espace laissé à l'abandon nuit à l'esthétique du Centre-ville. Et dire qu'il est situé à deux pas de la mairie!

Une des énigmes les plus intrigantes qui persiste encore dans la ville de l'Ariana concerne «La Choggafia», du nom d'un vaste terrain abandonné qui nuit gravement tant au paysage esthétique qu'au décor environnemental de la Cité des roses, située au cœur de la ville, à deux pas du siège central de la municipalité.Il continue de servir d'aire de stationnement pour les camions vendant différentes sortes de briques, qui exploitent ce site en toute impunité. Ces engins poussent l'audace au point d'étendre leur «hégémonie» aux aires de stationnement tout autour, paralysant ainsi la circulation routière dans ce point de passage névralgique qu'est «Bab Lahdid» qui relie la ville aux cités voisines (Riadh Landalous, cité la Gazelle, Raoued, Ariana Supérieure et El Manazeh).C'est seulement à l'occasion de Aîd Al-Idha que ces camions envahissants se font déloger de leur terrain de prédilection transformé en point de vente des moutons. Et juste après la fête du sacrifice, rebelote : les voilà de retour... à la maison pour écouler leurs habituelles tonnes de briques provenant des régions de Grombalia et du Centre du pays, plus particulièrement de la ville de Jemmal.

Que des promesses

Cette situation anormale dure, mine de rien, depuis les années 90 sans que personne ne sache pourquoi. Même pas, oserons-nous écrire, la mairie elle-même où tous les conseils municipaux qui se sont succédé n'ont pu élucider le mystère. Tout ce qu'ils ont fait se limite à des promesses qui ne seront jamais tenues ! Et dire que l'actuelle équipe municipale semble résolue à leur emboîter le pas, en faisant de ce dossier le dernier de ses soucis.La preuve : aucune solution avancée jusqu'à présent. Pour balayer les critiques, une source de l'hôtel de ville s'est contentée de nous préciser que «la mairie est est en train de régulariser la situation foncière de ce terrain avant d'identifier la formule de son exploitation pour l'intérêt public».

Nous voudrions bien le croire. Mais, ce que nous ne comprenons pas, par contre, c'est bien cette "éternité" qu'on met pour trouver une issue à un problème désormais vieux de plusieurs décennies! Ce problème est-il complexe à ce point ? Jusqu'à quand perdurera le statu quo ? Autant d'interrogations qui suscitent de l'inquiétude, au moment où des ONG de la région, loin de baisser pavillon, continuent de faire campagne, tant au cours des sessions préparatoires du conseil municipal ouvertes aux habitants que sur les réseaux sociaux, afin de transformer le fameux terrain de «La Choggafia», en un projet utile pour la communauté.Sachons que cet espace, par sa large superficie et son emplacement, pourrait abriter un beau projet. (centre culturel, terrain de quartier, point de vente fixe du producteur au consommateur, maison des associations... ). A bon entendeur...

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