Ile Maurice: Coronavirus en Chine - 14 étudiants mauriciens veulent être évacués

Ils sont au moins 20 étudiants mauriciens à se trouver à Wuhan, selon les autorités chinoises. «Parmi eux, trois sont rentrés à Maurice. Quatorze autres ont écrit au gouvernement en affirmant qu'ils se portaient bien mais qu'ils souhaiteraient être évacués à Maurice.

Les trois autres se trouvent toujours à Wuhan, mais ne sont pas signataires de la lettre. Ils peuvent contacter l'ambassade de Maurice à Beijing, le service extérieur de la municipalité de Wuhan ou encore celui des étudiants étrangers dans leurs universités», a affirmé Nando Bodha, ministre des Affaires étrangères, lors d'un point de presse hier, lundi 27 janvier.

Entre-temps, comment ces étudiants vivent-ils ce cauchemar ? Nous avons pu recueillir les témoignages de certains qui ont toutefois préféré témoigner sous le couvert de l'anonymat, craignant des représailles.

Brian, 25 ans, étudie à Wuhan depuis quatre ans. Il explique que, du jour au lendemain, toutes les activités ont cessé. «On nous a demandé de rester chez nous et d'éviter d'avoir contact avec les autres.»

Notre compatriote se dit inquiet car il ne sait pas pendant combien de temps cette situation va perdurer.

Mais il trouve aberrant que plusieurs personnes font fi des recommandations des autorités. «J'ai trouvé des gens qui marchaient dans les rues sans aucune protection, ni masque, ni gant, rien. C'est révoltant car ils sont peut-être porteurs du virus.»

Par ailleurs, pour Kesh, le lock-down a aidé à assurer la sécurité de tous. «Les autobus, voitures, métros, en somme, ne circulent plus.

C'est juste dans des cas extrêmes que vous avez le droit de prendre votre véhicule. Pour l'instant, il ne faut pas prendre de risques et sortir de la maison sans raison, les endroits trop fréquentés sont à déconseiller. En gros, il faut éviter la foule.

Les supermarchés et commerces sont toujours ouverts mais ils ferment plus tôt au lieu du 24/7 habituel. Par contre, un inconvénient survient à l'heure des repas que nous prenons d'ordinaire à l'extérieur. En ce moment, c'est impossible.»

«L'eau en bouteille commence à se faire rare»

Rashid, étudiant en médecine, a pour sa part peur de manquer de nourriture et d'eau. «Nous avons l'électricité. Mais l'eau en bouteille commence à se faire rare.

En fait, j'ai fait un stock surtout sachant que, pendant la période des fêtes, les supermarchés ne tournent pas à plein régime. Il me reste encore de la nourriture pour quelques jours, mais j'espère que d'ici là, l'approvisionnement sera fait au niveau des marchés.»

Il soutient que l'ambiance dans la ville a beaucoup changé. «Wuhan a toujours été une ville animée.

Les Chinois travaillent tous les jours, et aujourd'hui, la ville est comme morte. En huit ans, c'est la première fois que je vois cela.» Il espère que le gouvernement chinois va vite trouver un antidote au virus.

Nando Bodha de son côté demande aux Mauriciens de soumettre les coordonnés de leurs proches se trouvant à Wuhan, dans la province de Hubei et dans d'autres régions de Chine.

L'idée est de créer une base de données de tous les Mauriciens se trouvant dans l'Empire du Milieu. «On apprend qu'il y a 180 Mauriciens enregistrés auprès de l'ambassade mais il devrait y avoir davantage», a précisé le ministre des Affaires étrangères.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: L'Express

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.