Afrique: Virus - L'OMS corrige son évaluation de la menace qui passe à "élevée" à l'international

Geneve — L'OMS a corrigé lundi son évaluation de la menace liée au virus apparu en Chine, la qualifiant d'"élevée" à l'international et non plus de "modérée", admettant avoir fait une "erreur de formulation" dans ses précédents rapports.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait auparavant annoncé que le risque était "très élevé en Chine, élevé au niveau régional et modéré au niveau international".

"Cela ne veut absolument pas dire que nous avons changé notre évaluation du risque, mais cette erreur s'est glissée" dans les rapports de situation, a-t-elle ajouté.

L'OMS a rendu publics six rapports de situation depuis le début de la crise. A partir de son troisième, le 23 janvier, elle a établi une évaluation du risque.

"Il s'agissait d'une erreur de formulation dans les rapports de situation des 23, 24 et 25 janvier et nous l'avons corrigée", a expliqué une porte-parole de l'OMS.

Cette correction ne change pas le fait que l'OMS ne considère pas que l'épidémie constitue une "urgence de santé publique de portée internationale".

L'OMS n'a jusqu'ici utilisé ce terme que pour de rares cas d'épidémies requérant une réaction mondiale vigoureuse, dont la grippe porcine H1N1 en 2009, le virus Zika en 2016 et la fièvre Ebola, qui a ravagé une partie de l'Afrique de l'Ouest de 2014 à 2016 et la République démocratique du Congo depuis 2018.

A l'époque du Sras (2002-2003), l'OMS avait vivement critiqué Pékin pour avoir tardé à donner l'alerte et tenté de dissimuler l'ampleur de l'épidémie.

L'Organisation mondiale de la santé a elle aussi été vivement critiquée ces dernières années. Jugée trop alarmiste pendant l'épidémie du virus H1N1 en 2009, elle avait par la suite été accusée, au moment de la terrible épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest (2014), de ne pas avoir mesuré l'ampleur de la crise avant qu'elle ne s'amplifie.

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