Cameroun: Sensibilisation contre l'holocauste - Une causerie éducative organisée à Yaoundé

Le Centre d'information des Nations unies à Yaoundé a sensibilisé les jeunes sur les dangers de la discrimination au cours d'un échange hier à son siège à Tsinga.

La communauté internationale s'est souvenue hier de l'un des crimes les plus atroces du XX siècle : le meurtre systématiquee des Juifs par le régime Nazi pendant la deuxième Guerre mondiale. Une commémoration fortement médiatisée à travers le monde. A Yaoundé, une causerie éducative a été organisée en présence d'élèves de Terminale, choisis comme échantillon de la jeunesse à sensibiliser contre toutes formes de haine pour que l'holocauste de 1945 ne se répète plus nulle part dans le monde.

Les échanges étaient construits autour du thème « 75 ans après Auschwitz : éducation et commémoration de l'Holocauste pour la justice mondiale ». Simon Seroussi, chargé d'Affaires à l'ambassade d'Israël au Cameroun, a axé sa communication sur la pertinence de ce lugubre souvenir pour le Cameroun. Il a démontré l'universalité d'une telle tragédie. « Nous souffrons de la même manière, et partout dans le monde, les mêmes causes peuvent produire les mêmes effets. » Sous le prétexte de haine gratuite contre un peuple, les juifs, un meurtre systématique a été organisé et six millions de personnes de tous les âges ont péri. Une histoire unique dans le monde, alors qu'aucune des victimes n'avait demandé à naître juive, d'où l'horreur du drame.

Si tous les hommes à travers le monde sont les mêmes, comment comprendre un tel massacre, s'est interrogé le chargé d'Affaires avant d'avouer qu'il vaut mieux que le devoir de souvenir serve davantage à sensibiliser contre tout ce qui peut concourir à faire revivre une telle atrocité. L'Holocauste avait commencé par de petites choses, a renchérit Jean Njita, chargé d'information au CINU : la déshumanisation du peuple juif, sa stigmatisation, la tenue des propos haineux à leur endroit, a-t-il ennuméré. Au Rwanda, les mêmes causes ont produit les mêmes effets. D'où l'impérieuse nécessité de s'attaquer à la racine du mal : savoir repousser avec la dernière énergie toute velléité de stigmatisation.

Dans son message publié à l'occasion de ce triste anniversaire et communiqué aux jeunes élèves du lycée de Tsinga, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres s'indigne en ces termes : « Il y a 75 ans, la libération des camps de la mort a mis fin au carnage mais a horrifié le monde lorsque toute l'ampleur des crimes des nazis a été révélée au grand jour ». Antonio Guterres propose qu'on s'engage à « raconter leur histoire et à leur rendre hommage en dé- fendant le droit de chacun et de chacune de vivre dans la dignité, dans un monde juste et pacifique ».

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