Congo-Kinshasa: UDPS - 3 journées de réflexion sur l'An 1 de l'alternance

28 Janvier 2020

L'UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social) organise, du mardi 28 au jeudi 30 janvier 2020, trois journées de réflexion au Centre Catholique Nganda, à Kinshasa.

Selon le Secrétaire général de ce parti, Augustin Kabuya, les participants, qui devraient provenir de toutes les structures organiques agréées, devraient procéder à l'évaluation de l'actif et du passif de la coalition FCC-CACH, après 12 mois de gestion consensuelle des affaires publiques en République Démocratique du Congo, sous la direction de Félix Antoine Tshisekedi, Chef de l'Etat.

Un diagnostic sans complaisance devrait être établi à cette occasion pour identifier les points positifs et les capitaliser, mais également les points négatifs et voir dans quelle mesure y apporter des correctifs. Il va échoir aussi aux participants la lourde responsabilité de décider s'il faut poursuivre ou non la cohabitation entre le FCC (Front Commun pour le Congo) et le CACH (Cap pour le Changement) au sein des institutions nationales et provinciales de la République. L'une ou l'autre option devrait être minutieusement examinée avant d'être adoptée.

S'agissant des problèmes internes à l'UDPS, le Secrétaire général a fait savoir qu'ils pourraient également être inscrits à l'ordre du jour et discutés dans le sens de la redynamisation du parti. Il a tenu à souligner que ces journées de réflexion ne concernent pas des individus ou des personnalités mais plutôt des délégués des structures légales du parti.

Faire bouger les lignes

Les observateurs pensent qu'au-delà de l'évaluation des résultats de la coalition FCC-CACH sur un parcours de 12 mois, il y a surtout la nécessité, pour l'UDPS, de faire bouger les lignes. Il a en effet été constaté que depuis le triomphe de son président, Félix Antoine Tshisekedi, placé actuellement dans une situation d'incompatibilité de fonctions, un terrible flottement dans des actions de terrain. C'est comme si la victoire du numéro un du parti à la présidentielle était suffisante pour lui permettre de gouverner sans partage.

Or, les subtilités des dispositions constitutionnelles ont démontré que sans la majorité parlementaire, le nouveau Chef de l'Etat était obligé de conclure une alliance contre nature avec des sociétaires de l'ancien pouvoir. Par conséquent, l'UDPS devrait revenir aux fondamentaux des actions de rue, des meetings, des séminaires de réflexion ou de formation idéologiques, à Kinshasa, en provinces et à l'étranger, en vue de rapprocher davantage les cadres et militants de base avec ceux du sommet.

Les matinées politiques avec les seuls cadres et combattants de Kinshasa ne suffisent pas pour occuper un espace politique truffé d'une constellation de partis et regroupements politiques. Parti de terrain, l'UDPS ne devrait pas non plus tomber dans les travers des formations politiques de mallettes, qui sont très présentes dans les médiaux et réseaux sociaux mais inexistantes sur le terrain.

Bref, le parti cher à feu Etienne Tshisekedi devrait être prêt à retourner aux urnes à tout moment, compte tenu des turbulences qui rythment la coalition FCC-CACH, même si les prochaines échéances électorales sont fixées à 2023. Félix Antoine Tshisekedi n'a-t-il pas déclaré dernièrement, devant la diaspora congolaise de Londres, que s'il était placé dans des conditions telles qu'il ne saurait plus se mettre au service du peuple congolais, il n'hésiterait pas à dissoudre l'Assemblée nationale? Ce message exige d'être pris très au sérieux au niveau de l'UDPS, de manière que personne ne prétexte l'ignorance dans l'hypothèse du retour à la case départ, c'est-à-dire à une nouvelle bataille des urnes pour la députation nationale. Kimp

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