Sénégal: Agression de l'enseignante EPS par une élève - Cusems Dakar exige une double sanction

28 Janvier 2020

La journée noire décrétée par la coordination de Dakar du Cadre unitaire et syndical des enseignants du moyen secondaire du Sénégal (Cusems) hier, lundi 27 janvier, dans tous les établissements a été clôturée par deux exigences phares : la traduction de l'élève devant le conseil de discipline mais aussi devant la justice à travers une plainte de l'enseignante d'EPS, Coumba Ngom Dieng, victime d'une agression vendredi dernier au Lycée Blaise Diagne de Dakar, par une élève en classe de 5ème.

En plus des témoignages de soutien en faveur de l'enseignante d'éducation physique et sportive du collège Mame Thierno Birahim Mbacké, la coordination de Dakar du Cadre unitaire et syndical des enseignants du moyen secondaire du Sénégal (Cusems) a décrété une « journée noire » hier, lundi 27 janvier, dans tous les établissements de la capitale du Sénégal.

Un mort d'ordre largement suivi, selon le coordinateur, Amadou Bâ, professeur au lycée Seydina Limamou Laye, qui informe par la suite que le mouvement a fortement impacté sur le déroulement des compositions et évaluations programmées par l'inspection d'académie. Les faits, tout le monde les connaît : l'enseignante d'EPS a été victime d'agression vendredi dernier au Lycée Blaise Diagne de Dakar.

Elle a été violentée par une élève en classe de 5ème qui, selon une source, est âgée de 18 ans. La photo de l'enseignante montrant le visage défiguré de la jeune professeure a circulé sur les réseaux sociaux, soulevant une vague d'indignation du personnel enseignant.

Pour cet acte qu'ils qualifient « d'odieux », les enseignants membres du Cusems exigent que l'élève soit traduite en conseil de discipline en vertu des dispositions du règlement intérieur de l'établissement.

« Elle doit être renvoyée de l'école et de toutes les écoles du Sénégal », peste le coordinateur du Cusems de Dakar, Amadou Bâ.

En plus d'un conseil de discipline, le Cusems entend porter l'affaire devant la justice pour qu'une sanction pénale soit prononcée.

«Elle a déjà obtenu aujourd'hui (hier, Nldr) son certificat médical, s'en suivra le dépôt d'une plainte », persiste Amadou Bâ. Non sans déplorer le mutisme du ministre de l'Education, Mamadou Talla, sur un tel fait dont un agent de l'Etat est victime dans l'exercice de ses fonctions.

A l'espace de deux semaines, la violence scolaire, en plus déjà des grèves, refait surface, en atteste l'agression du professeur au Collège de Boucottte Diembéring, Henry Bernard Coly, par son élève.

Les enseignants de la circonscription académique avaient appelé à un arrêt des cours lundi 20 janvier, pour fustiger ces cas d'agressions.

Le Cusems annonce déjà les couleurs dans cette affaire et exige le renvoi de l'élève. A défaut, les cours seront suspendus au collège Blaise Diagne jusqu'à nouvel ordre.

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Plus de: Sud Quotidien

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