Libye: Un projet de résolution soumis au Conseil de sécurité de l'ONU

Le texte examiné, le 29 janvier, réclame « un cessez-le-feu permanent » dans le pays et demande au secrétaire général, Antonio Guterres, des propositions pour la surveillance du pays, incluant « la possibilité de contributions d'organisations régionales».

En attendant de débattre de la résolution, plusieurs diplomates restent dubitatifs sur une adoption du document le même jour. Une fois adoptée par la Conseil de sécurité, cette résolution serait la première sur la Libye depuis le lancement, le 4 avril, d'une offensive par les troupes du maréchal Khalifa Haftar pour s'emparer de Tripoli. En effet, depuis dix mois, le Conseil n'a montré que des divisions sur ce dossier, certains de ses membres soutenant politiquement ou militairement l'un ou l'autre camp dans le conflit.

Le projet de résolution qui doit être examiné a été rédigé par le Royaume-Uni. Dans ce texte qui fait toujours l'objet de négociations, le Conseil a d'ores et déjà indiqué qu'il « endosse » les conclusions du sommet international tenu le 19 janvier à Berlin. Pour ce faire, il « réclame une application totale par tous les Etats membres de l'embargo sur les armes » imposé à la Libye en 2011. Le Conseil demande, par ailleurs, à « tous les Etats membres de ne pas intervenir dans le conflit ou de prendre des mesures qui l'exacerbent ».

Le texte discuté réclame aux belligérants de « s'engager à un cessez-le-feu durable et permanent ». Il évoque « une séparation des forces » et des « mesures de confiance » que doit définir la commission militaire conjointe en gestation, formée de cinq membres issus du camp Haftar et de cinq membres représentant le gouvernement d'union (GNA) basé à Tripoli. Le projet de résolutions évoque également des « contributions d'organisations régionales » à la surveillance d'un cessez-le-feu, précisant que ces apports visent implicitement ceux qui pourraient être apportés par l'Union européenne et par l'Union africaine.

Le Conseil va se prononcer sur la situation en Libye alors que le 26 janvier, soit une semaine seulement après le sommet de Berlin, la mission de l'ONU dans le pays s'était plainte de « violations flagrantes et persistantes de l'embargo sur les armes » au profit des deux parties malgré les engagements pris en Allemagne. Rappelons que la Libye est en proie au chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. Ce qui a fait que le pays soit déchiré entre le GNA reconnu par l'ONU et appuyé surtout par la Turquie, et le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'Est libyen soutenu notamment par la Russie, les Emirats arabes unis ou l'Egypte.

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