Congo-Brazzaville: Vie des partis - L'UPC et le CAR préconisent la révision du fichier électoral

Le parti Unis pour le Congo (UPC) que dirige Paulin Makaya et le Comité d'Action pour le Renouveau (CAR) de Clotaire Mboussa Ellah ont appelé, au cours de leurs conférences de presse animées respectivement les 24 et 25 janvier à Brazzaville, à la révision du fichier électoral qui, selon l'UPC, compterait de nombreux fictifs.

« Notre analyse sur la question nous amène à nous interroger sur la mise en œuvre ou l'applicabilité de certaines mesures ou recommandations les plus capitales issues des dialogues et concertations politiques dont la dernière est celle de Ouesso tenue en 2017, à savoir, le découpage électoral, la biométrie, le financement et le plafonnement des frais de campagne », a déclaré le président du CAR.

Clotaire Mboussa Ellah a reconnu que la question de la gouvernance électorale demeure très préoccupante en dépit de quelques avancées du système observées notamment concernant l'introduction du bulletin unique, le retrait ou l'exclusion des préfets, sous-préfets, maires et administrateurs-maires, délégués des présidences des commissions locales d'organisation des élections. « Le découpage électoral global, celui qui prendra en compte des nouveaux éléments démographiques, reste encore un problème entier », a-t-il souligné.

Les deux formations politiques dans leur convergence de vue ont aussi abordé la question de l'introduction de la biométrie dans le processus électoral. « Le principe a été réaffirmé au cours de la concertation de Ouesso et que l'infrastructure pour sa réalisation serait prête. Il faudrait bien en arriver là, à ce recensement biométrique des électeurs ; parce qu'en optant pour cette opération, le gouvernement et la classe politique voudraient arrêter un fichier électoral informatisé global qui réduirait les risques de fraude, éviterait le vote multiple et garantirait l'égalité de chances à tous les candidats », ont-elles révélé.

Quant à la Commission nationale électorale indépendante (CNEI), l'UPC et le CAR déclarent qu'en tenant compte de la révision ou la modification de la loi électorale, la configuration actuelle n'étant plus commode, il est reconnu de tous que l'actuelle CNEI n'assure que le suivi des actes posés par la direction des affaires électorales.

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