Afrique: Faune sauvage - Proposer des solutions alternatives pour réduire le recours à la viande de brousse

La recrudescence de la chasse aux gibiers et le peu de contrôle continuent d'inquiéter les défenseurs de la nature. Des experts des pays d'Afrique Caraïbes et Pacifique(ACP) qui se sont réunis à Brazzaville, à partir de ce 28 janvier, veulent renforcer les mesures de conservation de la faune.

L'atelier technique semestriel de suivi du Programme de gestion durable de la faune est organisé par le ministère de l'Économie en partenariat avec l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), l'Ong américaine WSC, le centre français de recherche agronomique pour le développement international, le centre pour la recherche forestière internationale et l'appui financier de l'Union européenne puis du Fonds français pour l'environnement mondial.

Pour les organisateurs, ce conclave de quatre jours consacré à la biodiversité vise à faire le point sur la mise en œuvre du programme de gestion durable et à partager les expériences réussies et les échecs dans les différents pays bénéficiaires. Cette activité vise aussi à formuler une feuille de route destinée à améliorer les conditions de vie et la sécurité alimentaire des populations riveraines d'ACP.

Le Congo, pays hôte, est engagé depuis quelques années dans le même programme. À l'ouverture de la réunion des experts, la ministre de l'Économie forestière, Rosalie Matondo, a salué la mobilisation des partenaires au développement, indiquant même que les projets de ce programme cadrent avec l'appel formulé par le chef de l'État, Denis Sassou N'Guesso, sur le droit au développement du peuple congolais et le respect par le pays de ses engagements internationaux dans ce domaine.

« La conservation de nos ressources biologiques doit être considérée comme une opportunité à l'amélioration des moyens d'existence des communautés locales et à la lutte contre la pauvreté. Les défis écologiques globaux, auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui, nous obligent à repenser entièrement notre relation avec la nature (... ) », a estimé Rosalie Matondo.

Elle a souhaité que le gouvernement, la société civile, les chercheurs et la population riveraine, puissent agir « main dans la main » pour assurer le bien-être de la population actuelle, tout en garantissant de pouvoir léguer aux générations futures les ressources naturelles et des avantages écologiques.

Les mêmes vœux ont été émis par les partenaires présents à la rencontre, à l'instar de la FAO. D'après la représentante résidente de cette agence onusienne, Suze Percy Filippini, l'initiative collective est un meilleur moyen de lutter contre les niveaux de chasse non durables, en développant de nouvelles approches qui permettent de préserver la biodiversité.

Enfin, le programme peut espérer un avenir radieux grâce notamment à son principal bailleur, en l'occurrence l'UE, qui a déjà débloqué quarante-cinq millions d'euros, à travers le onzième fonds européen de développement. Tout comme les autres partenaires, l'ambassadeur de l'UE, Raul Mateus Paula, a réitéré son engagement à appuyer le Congo.

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