Nigeria: Vers la fin des taxis-motos à Lagos

À partir du dimanche 2 février 2020, l'État de Lagos interdit la circulation des taxis-motos. Un mode de déplacement utilisé tous les jours par des millions de personnes. Une décision présentée comme une mesure de sécurité.

Cette mesure est censée enrayer le grand nombre d'accidents mortels provoqués par les taxis-motos. En effet, pour les autorités, c'est la faute aux okadas et aux kékés. Les deux roues et les trois roues ne respectent pas le code la route, selon le compte Twitter du gouvernement de l'État de Lagos.

Les taxis-motos « menacent » carrément la vie des Lagosiens, selon le commissaire à l'information de l'État. Gbenga Omotoso affirme, qu'au cours des trois dernières années, ils ont provoqué 10 000 accidents qui ont coûté la vie à plus de 600 personnes.

Les okadas et les kékés seront donc interdits sur les principales artères et sur une quarantaine de ponts et de passages à niveau. Ce qui revient à les empêcher de circuler dans une ville réputée pour ses embouteillages.

Quelques lignes de bus publics, des autobus de fabrication brésilienne, fonctionnent bien. Mais la majorité de la population doit se contenter de minibus qui ont beaucoup de kilomètres au compteur.

Reste à savoir si cette interdiction sera respectée. En 2010, le gouvernement de Lagos avait déjà cherché à empêcher les taxis-motos de transporter des femmes enceintes et des enfants, avec plus ou moins de succès.

Ces mesures ne changent rien, bien sûr, à la vie des habitants plus aisés qui circulent en taxi, en VTC - on en trouve 9 000 dans la ville - et en avion, Lagos étant la capitale africaine des jets privés.

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Plus de: RFI

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