Cameroun: Législatives et municipales - Campagne à haut risque dans les régions anglophones.

Maurice Kamto lors d'n meeting dans la campagne electorale à Yaoundé.
29 Janvier 2020

Depuis l'ouverture de campagne pour le compte des législatives et municipales le 25 janvier dernier, les images sont plutôt rares dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. Le spectre de l'insécurité plane dans ces régions en proie aux velléités sécessionnistes.

Quatre jours après, c'est le désert. Et portant, au cours de son discours à la Nation le 31 décembre 2019, Paul Biya, président de la République avait rassuré « Des dispositions sécuritaires ont été prises pour que, sur toute l'étendue du territoire, tous nos concitoyens puissent exercer leur droit de vote.

Si cela s'avère nécessaire, elles seront davantage renforcées » Bien plus, il avait lancé un appel « J'exhorte donc tous les Camerounais inscrits sur les listes électorales à aller voter, en ayant conscience qu'ils éliront des femmes et des hommes qui traduiront dans les faits les réformes voulues par le peuple camerounais, notamment l'accélération de la mise en œuvre de la décentralisation »

Justes quelques semaines après cet appel, Joshua Osih, premier vice président du Social Democratic Front (SDF), parti politique de l'opposition engagé dans la bataille électorale et dont le fief électoral est la zone anglophone a affiché son pessimisme « le parti n'est pas prêt à engager ses militants dans une campagne électorale ou il risque d'être la chair à canon des sécessionnistes qui les ont déjà suffisamment terrorisés » Malgré le déploiement des forces de défense et de sécurité, la campagne reste morte dans le NOSO.

Pour le quotidien La Nouvelle Expression « Les forces de défense et de sécurité ont beau être volontaristes et déterminées à sécuriser la région pour une campagne électorales paisible, elles sont bien parties pour battre campagne seules avec les autorités administratives »

Les localités sont vidées de leurs habitants terrorisées par les bandes armées. Toutes choses qui ont fait dire au quotidien Le Jour qu'il s'agit d'« une campagne sans candidats » et pour cause, les affrontements entre les miliciens sécessionnistes et forces de défense se poursuivent. Et, sur le terrain de l'action, les nouvelles se font de plus en plus alarmantes. Pour preuve, poursuit le journal, dans la journée de lundi du lundi 27 janvier, de violentes altercations ont eu lieu entre miliciens séparatistes et force de défense qui ont fait 13 morts parmi les assaillants.

Conséquence, des potentiel candidats contraints à la démission « Nous membres de la circonscription électorale de Ndu, déclarons notre non-participation à quelque processus électoral que ce soit, jusqu'à ce que la paix soit restaurée dans notre communauté en particulier et dans le nord-ouest et le sud-ouest en général »

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