Comores: Les commerçants en grève contre les tarifs douaniers

Décidé conjointement par le syndicat national des commerçants et les organisations patronales, le mouvement avait pour but d'envoyer un signal fort de ras-le-bol aux autorités et en particulier à la direction des douanes.

Après trois jours d'arrêt de travail, une assemblée générale de l'ensemble du secteur privé a eu lieu mercredi afin de tirer le bilan et de voir les suites à donner à ce mouvement. Le gouvernement s'est engagé à ouvrir prochainement les négociations.

Collectif anti-hausse des prix

Les patrons du pays et le syndicat des commerçants s'étaient réunis dans un collectif anti-hausse des prix pour protester contre des problèmes chroniques aux douanes, explique Mahamoudou Ali Mohamed, président de la principale organisation patronale du pays (Opaco). « La douane n'a pas à changer les valeurs des factures des données commerciales, s'indigne-t-il.

Pourquoi est-ce qu'un douanier vient dire "non, non votre produit n'a pas coûté 1 000 francs, mais a coûté 2 000 francs" ? Tout simplement pour augmenter le montant de la taxe douanière à payer ou bien tout simplement pour faire des problèmes afin que les marchandises restent plus longtemps et soient immobilisées. Et ce coût d'immobilisation se répercute directement sur les prix aux consommateurs. »

Main tendue au gouvernement

Ils ont ensemble proposé mercredi une main tendue au gouvernement. « Des mesures urgentes doivent être mises en place par le gouvernement, souligne Mahamoudou Ali Mohamed. On vient de remettre au ministre de l'Économie la liste des doléances. Ce n'est pas seulement la douane ; on voit surtout la douane parce que c'est là qu'il y a le plus de frictions. Mais les doléances concernent sept ministères. Nous avons vu que le ministre est très concerné. Il a compris la mesure. Il a vu la volonté et la motivation des commerçants. Je pense qu'il devrait prendre les choses au sérieux. »

Le Mouvement des entreprises comoriennes avait été reçu par le ministre des Finances en début de grève. Mais le collectif avait trouvé la réaction insuffisante pour reprendre le travail.

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