Congo-Kinshasa: Processus d'élimination des effets nocifs du mercure - L'ACE en atelier de validation des rapports MIA et NAP

L'Agence Congolaise de l'Environnement et point focal de la Convention de Minamata a permis au Ministre de l'Environnement et Développement Durable de procéder à l'ouverture, le mercredi 29 janvier 2020, d'un important atelier de validation du projet Evaluation Initiale de Minamata et du Plan d'Action national dans le cadre de la Convention de Minamata en République démocratique du Congo.

La Convention de Minamata sur le mercure est considérée par l'OMS comme l'un des dix principaux produits chimiques qui suscitent le plus de préoccupations en matière de santé publique. Le but de l'atelier est de planifier le mécanisme de l'élimination du mercure, ce produit nocif et dévastateur pour le système nerveux, digestif et immunitaire, sur les poumons et les reins.

Deux rapports sont en voie d'être validés par l'Agence Congolaise de l'Environnement (ACE) et l'Institut des Nations Unies pour la Formation et la Recherche (UNITAR). Il s'agit du rapport de l'évaluation initiale de Minamata et le Plan d'Action National pour la réduction et l'élimination de l'utilisation du mercure dans l'extraction artisanale et à petite échelle d'Or en République démocratique du Congo. Le Ministre de l'Environnement et Développement durable, Claude Nyamugabo, représenté par son directeur de cabinet, s'est réjouit de l'organisation de cet atelier qui constitue, selon lui, la réalisation de deux principaux objectifs du projet intitulé: "Développement de l'évaluation Initiale de Minamata et du Plan d'Action National pour l'exploitation artisanale et à petite échelle de l'Or en RDC". Il a rappelé dans son mot à l'ouverture de cet atelier que la RDC est partie prenante aux Conventions internationales sur les produits chimiques et déchets.

A cet effet, il a souligné que la RDC est déterminée à mettre en œuvre ces accords applicables en matière de gestion des produits chimiques et déchets dangereux auxquels elle est Partie prenante et tient à renforcer la cohérence et les synergies qui existent entre eux afin de combler les lacunes existant dans le cadre de la politique nationale pour les produits chimiques :" C'est à ce titre qu'un décret portant sur la gestion des produits chimiques est en finalisation en guise des mesures d'application de la loi portant principes fondamentaux relatifs à la protection de l'environnement", a souligné le Directeur de Cabinet.

Il a fait savoir que la Convention de Minamata a pour but de protéger la santé humaine et l'environnement contre les émissions et les rejets anthropiques de mercure et de ses composés et prévoit une série de mesures à cette fin. Ces mesures visent à règlementer l'offre et la demande du mercure notamment, en limitant certaines sources de mercure telles que l'extraction primaire et à réglementer les produits contenants du mercure ou ses composés ainsi que l'utilisation du mercure dans l'extraction artisanale à petite échelle de l'Or.

Jean-Claude Emene Elenga explique le danger du mercure

Selon lui, cet atelier consiste à la validation de deux rapports. Le premier rapport concerne l'évaluation initiale de la convention de Minamata et, le second rapport sur le Plan d'Action National pour l'élimination du mercure dans l'exploitation artisanale de petite échelle de l'or.

Le résultat poursuivi de cet atelier est que les deux documents soient validés. "Parce que les deux documents sont concernés par la planification qui permettrait de répondre à une convention internationale que la RDC compte ratifier dans un proche avenir. Ces deux documents de planification permettent de dire comment nous allons faire pour réduire, dans un premier temps, l'utilisation du mercure dans certaines activités, principalement dans l'exploitation artisanale de l'Or", a-t-il soutenu. Il a indiqué que les mercures ne sont pas que dans l'exploitation artisanale de l'Or. Pour le DG de l'ACE, "le mercure se trouve dans la dentisterie, on utilise de l'amalgame dentaire et nous tenons à aller vers les amalgames sans mercure pour protéger la santé humaine et l'environnement. Même dans les ampoules à incandescence dans les maisons ont des mercures ; dans le thermomètre, appareil de mesure... Donc, il faut faire de tout notre mieux pour réduire les émissions au niveau atmosphérique mais aussi au niveau de l'eau et du sol".

Le mercure à un danger pour la santé humaine. C'est un métal très toxique ; il est l'un des rares métaux qui est liquide à l'état naturel, c'est à dire, à certaine température il se trouve dans l'environnement. A n'importe quelle manière le mercure se trouve dans le corps, il est lourd et persistant et son accumulation pose un problème neurologique, même au niveau de la formation de fœtus qui crée de la malformation. "C'est ça le cri d'alarme qui est parti de Minamata, au Japon, où les gens ont mangé les poissons contaminés de mercure et après ils ont eu des maladies qu'on appelle Minamata", a clarifié le Dg de l'ACE.

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