Congo-Kinshasa: Conférence Internationale sur la RDC - V. Mubake et consorts appellent Emmanuel Macron au secours !

*Un groupe de quatre hommes politiques congolais invitent dans un mémorandum, le Président français à organiser une conférence internationale sur la RDC. Valentin Mubake, Florentin Mokonda Bonza, Daniel Shekomba et Mabaya Gizi Amine, tous réputés proches de LAMUKA, sollicitent les bons offices d'Emmanuel Macron afin, dans leur entendement, pour « mettre fin à son agression, son occupation, ainsi qu'au pillage de ses ressources naturelles et au génocide du peuple congolais». Ils demandent non seulement la reconnaissance du « génocide congolais », mais également, « l'organisation des élections réellement libres et démocratiques qui reflètent le choix du peuple congolais».

Dans le mémorandum adressé au Président Emmanuel Macron et remis à l'ambassadeur français en RDC, les quatre signataires rappellent d'emblée, les événements précurseurs à la crise sécuritaire, et qui remonteraient à 1994, lors d'une énième guerre cyclique entre les tribus rwandaises des Tutsis et Hutus et qui s'était soldée par un génocide des Tutsis et Hutus modérés avec à la clé, environ 800 millions des morts.

Valentin Mubake, Mokonda Bonza, Mabaya Gizi et Daniel Shekonda relèvent, dans leur prologue, les limites de l'Opération Turquoise dépêchée au Rwanda, mais surtout, l'élément déclencheur de la situation actuelle et la responsabilité du président Mobutu qui avait ouvert les frontières du Zaïre aux Réfugiés rwandais avec parmi eux, les membres de l'armée rwandaise défaite par le FPR.

Mais, c'est depuis 1997, ( c'est-à-dire, l'année de la chute de Mobutu par l'AFDL de Laurent-Désiré Kabila et ses alliés rwandais et ougandais, et une année plus tard, le déclenchement de la deuxième guerre contre ses anciens alliés) que l'agression se renforce et l'occupation s'intensifie à travers le pillage des ressources naturelles du pays soit directement, soit indirectement par le biais des rébellions créées et entretenues par le Rwanda et l'Ouganda sur le sol congolais, selon les auteurs qui citent divers rapports documentés de la MONUSCO.

Il s'ensuit, selon les signataires du mémorandum, « le 3ème génocide en cours, commencé en 1998 par la première guerre mondiale africaine. Il se poursuit aujourd'hui dans les provinces de l'Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Maniema et du Tanganyika».

La conférence internationale sollicitée devrait, à leur avis, régler les problèmes cruciaux dont l'exécution serait confiée aux autorités provisoires congolaises dans une transition politique de 3 ans.

Il s'agit, écrivent Mubake et ses colistiers, de la reconnaissance du génocide des Congolais et de la mise sur pied d'un tribunal international sur les crimes commis en RDC ; de la réaffirmation du principe de l'intangibilité des frontières ; de la sécurisation du territoire congolais par une force multinationale plus performante que la MONUSCO ; de la condamnation du pillage des ressources du sol et du sous-sol congolais et de la fixation des mécanismes de contrôle et de réparation pour son éradication et enfin, de l'organisation des élections réellement libres et démocratiques reflétant le choix du peuple congolais.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

A La Une: Congo-Kinshasa

Plus de: La Prospérité

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.