Sénégal: Prévention du cancer - Un médecin mise sur "l'engagement personnel" des populations

Dakar — L"'engagement personnel" de tout le monde en faveur de la prévention du cancer, de son diagnostic précoce et de l'accès des malades aux soins peut aider à "sauver des vies", estime le docteur Fatma Guénoune, présidente de la Ligue sénégalaise contre le cancer (LISCA).

"Au Sénégal où il y 10.549 nouveaux cas et 7.571 personnes qui meurent chaque année d'un cancer, l'engagement personnel de tout un chacun pour un accès égal à la prévention, au diagnostic précoce et aux soins peut sauver des vies", assure Mme Guénoune.

Elle tenait un point de presse, mardi, à Dakar, à l'occasion de la célébration de la Journée mondiale contre le cancer.

"Il est temps de [penser à] un engagement personnel parce que la lutte contre le cancer n'est pas seulement l'affaire du gouvernement, mais notre affaire à tous", a-t-elle recommandé.

Selon Fatma Guénoune, le coût annuel du traitement du cancer peut être réduit si la prévention est menée avec des "campagnes d'information de masse", au niveau national.

"Où que vous soyez, vous avez le pouvoir de réduire l'impact du cancer sur vous-même, les gens que vous aimez, sur la planète entière", a-t-elle dit.

La campagne "Je suis et je vais", lancée en 2019 pour prévenir le cancer, est "un appel à l'action stimulant", a-t-elle ajouté, assurant que le cancer peut être évité par chacun, si tout le monde s'engage à le prévenir.

"La Journée mondiale contre le cancer est une campagne [menée] pour raisonner, inspirer le changement et mobiliser" les populations contre cette maladie, a-t-elle dit.

"Il s'agit d'un lourd fardeau et d'une réelle problématique de santé publique. C'est une maladie qui peut toucher tous les organes du corps, qui appauvrit les familles, avec une forte incidence financière engendrée par le coût élevé de la prise en charge", a souligné Mme Guénoune en présence du docteur Marie Khemesse Ngom Ndiaye, la directrice générale de la santé au ministère de la Santé et de l'Action sociale.

Mme Ndiaye a salué l"'engagement" dont fait preuve la société civile, sous l'égide la LISCA, pour soutenir "les efforts constants de l'Etat, qui octroie beaucoup de moyens à la prise en charge" des malades.

L'Etat a instauré la "gratuité totale" de la chimiothérapie pour les cancers gynécologiques (cancer du sein ou du col de l'utérus), a-t-elle rappelé, proposant, à la suite de Mme Guénoune, de privilégier la prévention en informant les populations des causes des maladies non transmissibles comme le cancer.

"C'est bien de traiter, mais c'est mieux de prévenir", a insisté la directrice de la santé, rappelant qu'on guérit le cancer si le diagnostic est fait très tôt.

La LISCA annonce par ailleurs qu'elle organise un téléthon, le 21 février prochain, à la RTS. Elle espère atteindre un milliard de francs CFA, de l'argent qui sera utilisé pour construire et équiper une salle de chimiothérapie à l'hôpital régional de Thiès (ouest) et dérouler une campagne de sensibilisation et d'information sur le cancer.

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