Madagascar: Objectifs de développement durable - Pas de planète B mais un plan B selon le PNUD

« Nous n'avons nulle part ailleurs où aller. Nous devons abandonner les modèles économiques traditionnels qui ne fonctionnent pas », tel est le message affiché par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) concernant l'avenir du monde. A travers un diaporama publié sur le site de cette entité internationale, les experts disent clairement qu'il est temps de repenser nos habitudes pour aller sur la voie d'une production et consommation responsables.

D'emblée, il est dit que nous sommes 7,5 milliards sur cette planète et que nous utilisons 1,5 fois plus de ressources que nous n'en avons. D'ici à 2050, nous serons près de 9,7 milliards, ce qui signifie que pour maintenir notre mode de vie actuel, nous aurions besoin de trois planètes pour subvenir à nos besoins. Or, il n'existe pas trois planètes pour nous accueillir, et repenser radicalement ce mode de vie devient ainsi une obligation.

Vivre sans penser au futur. Depuis des années, le mode de vie traditionnel semble ignorer le futur. D'après le PNUD, l'appétit pour les terres arables entraîne une déforestation galopante avec une perte d'environ 18,7 millions d'acres de forêts par an, ou l'équivalent de 27 terrains de football chaque minute. Même cas pour l'utilisation d'eau douce ; nous utilisons près de 9 milliards de tonnes d'eau douce par jour. Une consommation qui n'est pas équilibrée, puisque la nature ne peut la reconstituer. La conséquence est qu'aujourd'hui, un être humain sur quatre est sous la menace imminente d'une crise de l'eau. Puis, il y a également les déchets et les montagnes d'ordures engendrés par la culture du « utiliser et jeter » (rien qu'à voir les océans de déchets qui peuplent les rues d'Antananarivo). Il faut savoir que la plupart de ces déchets ne seront jamais recyclés. Et encore, le recours à environ 2,5 milliards de kilos de pesticides par an entraîne la dégradation de 2 hectares de terre sur 5. Certes, modifier toutes ces habitudes semble titanesque, mais cela peut et doit se faire.

Vers une consommation et une production responsables. Parvenir à une consommation et une production responsables peut se résumer en quatre points selon le document du PNUD : répondre aux besoins de base ; créer des conditions de vie meilleures et plus justes pour les producteurs et les consommateurs ; réduire au minimum l'utilisation des ressources naturelles et des matières toxiques ; et pour finir, ne pas compromettre les besoins des générations à venir. Selon les propos d'Oren Lyons, gardien de la foi et chef du peuple Onondaga, « lorsque vous siégez et débattez du bien-être des gens, ne pensez pas à vous-mêmes, à votre famille, ni même à votre génération. Prenez vos décisions au nom de la septième génération à venir, afin qu'elle puisse jouir de ce dont vous jouissez aujourd'hui ».

Le changement est en cours. Faire plus, mieux et gaspiller moins dans un monde où les contraintes et les demandes en matière de ressources ne cessent d'augmenter ; tel est l'objectif aujourd'hui. Suivant cette mesure, le PNUD aide de nombreux pays à concevoir des solutions intégrées pour leur permettre d'accélérer la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) et d'avancer vers leurs cibles sociales, économiques et environnementales. Ainsi, afin de mettre en place des modes de production et de consommation moins dépensiers, le PNUD assiste les pays à passer à des économies « circulaires vertes » qui rompent avec le modèle économique linéaire « extraire, fabriquer, consommer et jeter ». À titre d'exemple, le programme compte de nombreux laboratoires d'accélération qui aident les entreprises de 78 pays à devenir plus efficaces et plus durables, pour partager ensuite les informations à travers le monde. Même chose en Afrique où l'exploitation durable des minerais est vivement encouragée. Divers programmes qui touchent tous les domaines sont en ce moment en cours à peu près partout dans le monde. Des programmes dont les objectifs rejoignent toujours l'idée d'un développement durable pour le bien de l'Humanité.

Le plan B est l'ODD 12, pour lequel il est mentionné que nous devons apprendre à gérer efficacement nos ressources naturelles partagées, et la façon dont nous utilisons et éliminons les déchets toxiques et les polluants. Vers la fin du diaporama, le PNUD invite chaque consommateur à indiquer ses résolutions et à les partager sur les réseaux sociaux. En effet oui, les consommateurs ont un rôle-clé à jouer dans l'atteinte de l'ODD 12. Un soutien fort à la consommation responsable indiquera aux producteurs que le statu quo n'est plus viable.

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