Congo-Kinshasa: Les élus nationaux de Kinshasa invitent le gouvernement à débloquer le financement des sauts-de-mouton

La construction des sauts-de-mouton, ces grands ouvrages destinés à désengorger la circulation dans les grandes artères de la ville de Kinshasa, est sujet de bouchons qui ont des conséquences fâcheuses sur le quotidien des kinois. La question préoccupe au plus haut point, les députés nationaux élus de Kinshasa qui passent en action pour éclairer et apaiser leurs électeurs sur l'évolution des travaux.

Où en est-on avec « les interminables » travaux des sauts-de-mouton à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC) ? Et combien de temps encore la population va endurer ce supplice qui l'empêche de circuler aisément ? C'est pour répondre à ces questions qui préoccupent tous les Kinois victimes des embouteillages monstres dès 6 heures du matin, - des longs trajets à pied, des bousculades pour attraper un taxi et le coût de transport qui double parfois même triple, etc.-, que le caucus des députés nationaux élus de Kinshasa et le président de la commission Infrastructures de l'Assemblée nationale, Modero Ntimba, ont effectué une descente, mardi 4 février sur terrain.

La délégation composée des députés Kalonji Auguy, Bernard Kayumba, Didier Kabampele, Jean-Marie Lukulasi, Eliezer Ntambwe, Ados Ndombasi et Paul Balenza, a visité quatre sites gérés par l'Office des voiries et drainage (OVD), à savoir : les sauts-de-mouton de Kinsuka Pompage, de Socimat, de 24 Rond point Mandela et de la RTNC.

Constat : à Kinsuka, les travaux, selon le cahier des charges de l'OVD et des entreprises commises à l'exécution, ont été effectué à 100%. L'ouvrage a déjà été remis au gouvernement qui n'attend que la disponibilité du chef de l'Etat pour son inauguration.

Au niveau de l'avenue de la Libération, ex- 24 novembre, un retard a été observé. Il est lié à un problème organisationnel entre les services administratifs de l'Etat. La preuve, c'est que les députés élus de Kinshasa ont pu porter leur regard dans les entrepôts de l'entreprise qui exécute les travaux (Safricas). Tout est au point suivant le rythme du travail. L'évaluation faite donne lieu à la possibilité de la finition des travaux avant la fin du mois de février en cours, mais seulement, c'est à une condition : Que le gouvernement paie le reste du montant que les entreprises attendent.

« Techniquement, nous n'avons rien à reprocher aux entreprises qui exécutent les travaux. C'est parce que tout est fait suivant les normes des ouvrages publics. Le plus grand problème c'est qu'il y a des gens qui instrumentalisent l'opinion afin de faire passer la thèse selon laquelle, rien n'est fait. Et pourtant, il y a une partie d'ouvrages qui est fin prêt. C'est la partie préfabriquée de la construction métallique », a déploré le président de la Commission des Infrastructures, le député national Modero Ntimba.

Dans leurs casquettes d'élus du peuple, les députés Kinois n'entendent pas baisser la garde sur la question ce de ces grands ouvrages destinés à désengorger la circulation dans les grandes artères de la ville. C'est pour dire qu'après l'étape du terrain, ils entendent passer à l'autre étape, celle de formuler des recommandations au gouvernement. Et la recommandation phare est celle de l'accélération de paiement des entreprises qui exécutent les travaux.

« Il y a eu beaucoup plus de bruits que des vérités dans ce grand chantier. Aujourd'hui, la population doit être nourrie des informations réelles en lieu et place des spéculations... Au mois de mars prochain, avec la session ordinaire à l'Assemblée nationale, nous aurons le temps d'entendre le ministre et les services intervenants dans ce secteur pour avoir plus d'éléments d'information », a fait savoir Modero Ntimba.

Plus de: Le Potentiel

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