Congo-Brazzaville: Gestion des eaux souterraines - Un atelier sur la cartographie des forages

Le lancement de la 2e phase de l'opération cartographie des auto-producteurs d'eau et la mise en place d'un système de suivi et contrôle de leur activité dans la ville de Pointe-Noire ont eu lieu le 4 février en présence de Jean-Louis Banthoud, directeur de cabinet du préfet de Pointe-Noire, de Maurice Bouesso, coordonnateur du Projet eau, électricité et développement urbain (Peedu), d'Eugène Ikounga, directeur général de l'Autorité de régulation du secteur de l'eau, des parties prenantes au projet et de la population bénéficiaire.

La prolifération des forages d'eau dans la ville fait peser de graves menaces sur la nappe d'eau souterraine par l'intrusion du biseau salé, synonyme de rupture de l'interface eau/eau saumâtre. Face à cette situation, le gouvernement de la République, à travers le ministère de l'Énergie et de l'hydraulique, au titre des activités éligibles au Peedu, a résolu de mettre en œuvre « La cartographie des auto-producteurs d'eau et la mise en place d'un système de suivi et contrôle de leur activité dans la ville" en vue de prévenir le risque de rupture de l'interface eau douce/eau saumâtre.

Ainsi, la première phase du projet a été axée sur l'information et la sensibilisation de proximité à l'endroit des chefs de quartier, de zones, de blocs, les promoteurs de forages, les chefs d'entreprise de travaux de construction de forages et les agents municipaux. Cette deuxième phase a été consacrée à la présentation aux partenaires du groupement VSI Afrique/Lavarel Environnement retenu pour la mise en œuvre du projet et aux échanges sur les attentes des bénéficiaires du projet et sur les modalités de mise en œuvre dudit projet. En louant les avantages du projet pour la ville de Pointe-Noire, Maurice Bouesso a demandé l'engagement citoyen des responsables des quartiers et de la population pour sa réussite. Des responsables appelés à accompagner pendant quatre mois le Groupement VSI Afrique/Lavarel Environnement à faire le dénombrement des forages mais aussi dans l'élaboration des outils de suivi et de contrôle de l'activité de production autonome de l'eau, notamment la constitution d'une base de données SIG ainsi que l'organisation d'une session de formation dédiée aux utilisateurs.

Après la présentation des panels sur le contexte, le niveau d'avancement du projet et les attentes des bénéficiaires par Eugène Ikounga suivi des modalités de la mise en œuvre du projet par Philippe Van Schandevyl, administrateur du Groupement VSI Afrique/Lavarel Environnement et de son équipe d'experts, les préoccupations de l'assistance ont porté sur l'implication des chefs de quartier, l'importance du projet pour l'approvisionnement en eau dans la ville, l'importance des forages privés dans l'approvisionnement en eau dans la ville, la zone d'intervention, la cartographie des auto producteurs, l'organisation des enquêtes avec implication des chefs de quartier, la mise en place d'une base de données des auto-producteurs, l'expertise du personnel consultant.

Des échanges fructueux ont abouti à une constance : les participants ont compris la menace de rupture de l'interface eau douce /eau saumâtre qui pèse sur la ville de Pointe-Noire, la prolifération des forages d'eau souterraine doit être contrôlée, l'adhésion des autorités locales est acquise pour accompagner le projet dans sa phase de réalisation (identification et caractérisation des forages). Aussi les auto producteurs ont-ils compris que l'opération de la cartographie n'est pas dirigée contre eux mais vise à sécuriser l'interface eau douce/eau saumâtre et à améliorer l'approvisionnement en eau dans la ville de Pointe-Noire. Signalons que le secteur de l'eau en République du Congo est régi par la loi n° 13-2003 du 10 avril 2003 portant code de l'eau, base de la réglémentation actuelle et d'une nouvelle architecture institutionnnelle.

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