Burkina Faso: Violences faites aux femmes - Sika et Bala partagent le même souci

Le président de l'Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, a reçu en audience dans la matinée du mercredi 5 février 2020 une délégation de femmes du Club Zonta Burkina conduite par l'épouse du chef de l'Etat, Sika Kaboré. Il s'est agi de remettre un document sur les phases de plaidoyer pour la réduction des violences à l'égard des femmes et des filles au Burkina Faso.

Connu pour son engagement en faveur de la femme, l'occupant du perchoir a dit être sur la même longueur d'onde que ces visiteuses.

Les femmes et les filles sont victimes de nombreuses violences : entre autres, le mariage précoce et les violations des droits des veuves qui portent atteinte à leur bien-être. Selon les données de l'enquête démographique et de santé de 2010, une femme sur 5 a déclaré avoir subi dans sa vie à un moment quelconque depuis l'âge de 15 ans des actes de violence physique, 30% de femmes ont été victimes d'agression sexuelle dès l'âge de 13 ans.

Au regard de ces violences, le Club Zonta du Burkina a demandé au président de l'Assemblée nationale de porter haut le plaidoyer pour la réduction des violences à l'égard des femmes et des filles au Burkina, de porter ce plaidoyer au niveau de ses pairs et des instances tant aux niveaux régional qu'international afin que le plaidoyer bénéficie aux femmes dans la sous-région, en Afrique et dans le monde, d'avoir une attention particulière à la transversalité de la question avec tous les sujets qui lui seront soumis.

En sus le Club a demandé à la représentation nationale la garantie et l'introduction de la dimension genre dans les textes soumis à leur vote au regard de la transversalité de la question, l'adoption du nouveau code des personnes et de la famille qui fixe désormais un âge matrimonial pour tous les sexes conformément au standard international, la révision de la loi 062-2015/CNT du 6 septembre 2015 portant prévention, répression et réparation des violences à l'égard des femmes et des filles et la prise en charge des victimes.

Le président Alassane Bala Sakandé a affirmé qu'ils vont s'approprier le document et voir ce qui peut être fait, et qu'il est important qu'elles sachent qu'en matière de loi, il y a trois initiatives, notamment gouvernementale, donc le ministère de la Femme a la latitude de faire des propositions et projets de loi à soumettre au gouvernement afin que celui-ci les fasse parvenir au Parlement ; citoyenne, c'est-à-dire la voie des pétitions, et cela vient directement à l'Assemblée et enfin parlementaire dans le cadre de laquelle l'Assemblée s'autosaisit en faisant ce qu'on appelle des propositions de loi.

« Il est important que le ministère de la Femme élabore un projet de loi, car l'Assemblée nationale est prête à accompagner du moment qu'un travail est déjà abattu au sein du Parlement pour tendre vers l'équité, car la question du genre le préoccupe beaucoup», a-t-il dit.

Rappelons que le présent document de plaidoyer est tiré des recommandations du panel organisé en novembre dernier à l'occasion du 100e anniversaire du Zonta international sur « les violences faites aux femmes et à la jeune fille : état des lieux au Burkina Faso et perspectives ». Lors de ce panel, des sous-thèmes ont été développé sur le mariage précoce des femmes et la situation des veuves. Le panel a été organisé en collaboration avec le ministère de la Femme, la Fondation Lucie Kaboré/Traoré et l'Association des femmes juristes.

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