Bénin: Des parlementaires de la francophonie en mission d'évaluation

Une mission « d'informations et de contacts » de 13 parlementaires de la francophonie à Cotonou s'est achevée mardi 4 février. Pendant 3 jours, ils ont rencontré et écouté les acteurs politiques, la société civile, les diplomates et la presse.

Il s'agit d'une mission d'évaluation suite aux élections législatives du 28 avril 2019, organisées en l'absence de tous les partis d'opposition qui a débouché sur l'installation de 83 députés, tous du camp Talon.

L'Assemblée parlementaire de francophonie (APF) avait exprimé ses inquiétudes et mis le Parlement béninois « sous alerte ». Dix mois après, des membres du parlement francophone sont arrivés sur place pour voir si le pays modèle démocratique à l'image écornée travaille à restaurer cette démocratie pluraliste.

Le président Talon les a reçus ils pendant deux heures pour parler de ces législatives sans l'opposition de la démocratie béninoise et les échéances à venir, notamment les municipales de 17 mai prochain.

En novembre dernier, les députés ont modifié la charte des partis et le code électoral. Ils ont introduit les parrainages et un score de 10% est exigé au plan national pour être éligible à l'attribution des sièges. Ces résultats vont compter pour la présidentielle.

Aujourd'hui, deux partis de l'opposition sont assurés de participer à ces communales à savoir, le parti de Boni Yayi et celui de Candide Azanai qui vient d'obtenir son récépissé provisoire.

En 2021, l'OIF tient à une présidentielle avec plusieurs candidats. « Pour nous, l'élection clé c'est l'élection présidentielle avec un pluripartisme sinon la démocratie perd de sa saveur, a expliqué Jacques Krabal, le secrétaire général du Parlement francophone. Ce que nous ont dit les responsables politiques du président de la République aux ministres, les lois votées peuvent faire l'objet de modification. S'ils voient qu'il y a dysfonctionnement, ils n'hésiteront pas. »

Le secrétaire général du parti de Boni Yayi, Paul Hounkpè a déclaré après son audition, « Nous apprécions que d'autres oreilles viennent nous écouter ». Pour sa part, l'opposant Éric Houndété demande qu'on « restitue au peuple son Parlement ».

En juillet prochain au Maroc, le bureau politique du parlement francophone fera son évaluation et jugera s'il faut lever la mise sous alerte du Parlement béninois.

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Plus de: RFI

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