Congo-Kinshasa: Examen d'Etat 2020 - Des prédateurs reviennent en force

6 Février 2020

L'organisation chaque année d'une nouvelle session de l'Examen d'Etat constitue une aubaine inespérée pour plusieurs gestionnaires d'écoles et autres préfets - ou chefs d'établissement du cycle secondaire - pour se faire du beurre sur le dos des élèves finalistes des cycles terminaux soumis à cette épreuve.

En effet, malgré que les frais scolaires à acquitter du début des préparatifs jusqu'à la passation de cette épreuve d'Etat sont régulièrement fixés par les autorités provinciales et nationales, nombreux sont les responsables scolaires qui recherchent des subterfuges pour gonfler ces frais.

Et pourtant les autorités nationales et provinciales concernées par cet examen interdisent toute modification de ces frais officiels, particulièrement en ce moment où le gouvernement a accepté l'application de la gratuité avec une augmentation des salaires des enseignants.

L'un des derniers cas en date est celui dénoncé par le Syndicat des Enseignants du Congo (SYECO) et les dirigeants de Feneco/UNTC, qui ont surpris le préfet de l'Institut littéraire et technique de Ngiri-Ngiri et ses collaborateurs en flagrant délit. Au mépris de toutes les interdictions, ils avaient invité les élèves de 6ème secondaire le dimanche pour venir signer les fiches et ont conditionné cela au payement de 3.000Fc par élève. En outre, le contrôle des dossiers des élèves finalistes était également conditionné à l'acquittement de 10 dollars USD. Ne devraient passer les examens que les élèves ayant acquitté cette somme et ayant liquidé tous les frais scolaires exigés par l'école. Evidemment, les deux formations syndicales sont montés aux créneaux pour exiger des sanctions de la part de l'Hôtel de Ville. Ces exemples sont légion à travers le pays et ne sont rien d'autre qu'une escroquerie.

Si l'appel à des sanctions n'est pas suivi, ce mauvais exemple va se propager jusqu'à se transformer en une tache d'huile à la grande session. Personne n'ignore qu'à cette occasion, nombreux sont les préfets qui prétendent avoir des affinités à l'Inspection de l'EPST (organisatrice de l'évaluation) pour truander une fois de plus les parents, en exigeant des "frais de suivi" pour faire réussir les candidats à l'Examen d'Etat.

D'autres rapaces sortent du bois à la passation de l'Examen d'Etat pour proposer l'achat des items d'examens. Tout cela contribue à créer une atmosphère délétère et nuisible à la bonne concentration des candidats. Le souhait de tous les parents et élèves est que l'Inspection de l'EPST veille au grain et conjure toutes ces tentatives de tricherie en décourageant ces truands. SAKAZ

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