Sénégal: Conservation des mangroves - Un comité transfrontalier sénégambien pour le «Grand Saloum» en ligne de mire

10 Février 2020

La mise en place d'une plate-forme transfrontalière sénégambienne est la principale recommandation de l'atelier de lancement du nouveau projet prioritaire de conservation de la mangrove du « Grand Saloum » qui s'est tenu pendant deux (2) jours (4-5 février) à Ndangane Sambou.

L'atelier de lancement du nouveau projet prioritaire de conservation de la mangrove a été sanctionné par la proposition de la mise en place d'une plateforme transfrontière sénégambienne de conservation de ces écosystèmes. L'atelier s'est déroulé du 4 au 5 février 2020, à Ndangane Sambou, dans la zone de Fimela.

Le projet prioritaire de conservation de la mangrove du « Grand Saloum » est une sous-composante du grand projet intitulé « Gestion des mangroves : du Sénégal au Bénin ». Il est financé par l'Union européenne à hauteur de 6 milliards de francs Cfa pour une durée de 18 mois.

« Le projet va intervenir dans neuf (9) pays d'Afrique de l'Ouest, dont la Sierra Leone, le Liberia, la Guinée-Bissau, le Togo, le Sénégal, le Ghana, le Bénin, la Gambie », a déclaré Pape Mawade Wade, directeur de Wetlands international.

Au Sénégal, des actions de restauration seront menées dans la réserve de biosphère transfrontalière appelée Grand-Saloum, à cheval entre le Sénégal et la Gambie.

Les actions prioritaires à réaliser ont été au centre des échanges lors de l'atelier qui a réuni plusieurs acteurs soucieux de la préservation de l'écosystème de mangrove. Les participants ont abordé le sujet de création d'une plateforme de concertations entre le Sénégal et la Gambie.

Celle-ci aura pour mission de travailler à préserver la biodiversité du « Grand Saloum ». Djidiack Faye, le Directeur de l'Agence régionale de développement (Ard) de Fatick, coordonnateur de la plateforme mangrove qui a été déjà mise en place par les différentes collectivités territoriales du Delta du Saloum, a souligné l'importance de la mise en place de ce comité.

« Il aura pour mission la coordination, l'harmonisation des interventions », a souligné Djidiack Faye. La pertinence de la mise en place de ce cadre a également été abordée par Ousseynou Touré, Directeur adjoint des parcs nationaux de Gambie.

« Le projet est d'une importance capitale qui devrait permettre de relancer la collaboration entre nos deux pays pour aller vers d'autres synergies des interventions des organisations dans nos zones de frayères pour mieux prendre en charge la diversité de l'écosystème de la mangrove », a ajouté Ousseynou Touré.

Pour sa part, le Directeur de Wetlands International Afrique, cette plate-forme renforcera la coopération transfrontière entre la Gambie et le Sénégal sur la protection et la gestion durable des mangroves.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Le Soleil

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.