Burkina Faso: Haut Conseil du dialogue social - Les conseillers en session extraordinaire sur l'IUTS

La première session extraordinaire de l'année au Haut Conseil du dialogue social est consacrée à la chaude question de l'Impôt unique sur les traitements et salaires. Du 10 au 14 février 2020, les conseillers de cet organe consultatif s'imprègnent de la fiscalité, notamment celle relative à l'IUTS. Au bout des cinq jours de formation, ils vont formuler des recommandations qui seront adressées aux différentes parties qui composent le monde du travail.

Le Haut Conseil du dialogue social ne s'était pas prononcé sur cette question d'actualité dans notre pays qu'est l'IUTS. Le sujet, pour toute personne qui n'est pas experte dans le domaine, n'est pas aisé à analyser pour faire des propositions pertinentes.

Alors que les 30 conseillers du HCDS, composés de plusieurs sensibilités socioprofessionnelles, ne maîtrisent pas forcément les questions liées à cet impôt que le gouvernement veut appliquer aux primes et indemnités des travailleurs du public.

Pour ne pas «parler d'une chose qu'on ignore», selon les propos du président de l'Institution, Domba Jean Marc Palm, il est initié une formation des conseillers y relative : elle se déroule du 10 au 14 janvier 2020 et va porter sur les différents aspects relatifs aux questions budgétaires et fiscales.

Cinq thèmes sont abordés lors des 120 heures de la session : structure du budget burkinabè, rôle de la fiscalité dans l'économie burkinabè, concept, évolution, mode de calcul, avantages et inconvénients du maintien ou de la suppression de l'IUTS.

L'idée est de permettre aux participants d'avoir des connaissances approfondies sur cet impôt créé entre 1966 et 1970.

«Les conseillers doivent acquérir des connaissances pour faire des propositions concrètes aux différentes parties», a dit le président de l'institution créée le 5 mai 2017 afin de promouvoir le dialogue social à tous les niveaux : national, sectoriel, dans les secteurs public, parapublic, privé...

Créé il y a plus d'un demi-siècle par le ministre des Finances d'alors, Tiémoko Marc Garango, l'Impôt unique sur les traitements et salaires est aujourd'hui au cœur de l'actualité.

Le gouvernement veut l'appliquer aux indemnités et primes des agents publics de l'Etat, qui en étaient, jusque-là, épargnés.

Cette décision de l'Etat, qui estime établir l'équité fiscale, a été différemment appréciée par les organisations des travailleurs : certaines y voient des mesures de justice sociale ; d'autres, par contre, une ponction du pouvoir d'achat des agents du public.

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