Afrique: Crises en Afrique - Inclure la jeunesse et la culture

10 Février 2020

Le 33ème sommet de l'Union africaine s'achève ce lundi. Les dirigeants africains veulent mettre fin aux conflits par des méthodes classiques. Les jeunes proposent une toute autre approche.

Le 33ème sommet ordinaire de l'Union africaine (UA) se termine ce lundi (10.02.20). Depuis ce week-end, Cyril Ramaphosa assume la présidence tournante de l'UA. Le chef de l'Etat sud-africain a réaffirmé la volonté de l'organisation panafricaine de mettre fin aux crises sur le continent. Faire taire les armes en 2020, c'est l'objectif de l'Union africaine alors que plusieurs conflits font rage en Afrique.

La Libye entre autres

Parmi ces nombreuses crises qui secouent le continent, il y a la guerre en Libye. Malgré différentes rencontres internationales, le cessez-le-feu reste très fragile et les dirigeants africains ont l'impression de ne pas être suffisamment consultés dans la résolution de ce conflit, comme le laisse entendre le commissaire Paix et sécurité de l'Union africaine, Ismaël Chergui :

"Nous voulons être associés aux Nations unies dans une mission en Libye pour évaluer ce qu'il y a à superviser, pour être sûrs que le cessez-le-feu est respecté. Nous voulons faire partie de la mission de déploiement d'observateurs à Tripoli et ailleurs dans le pays si nécessaire."

La crise libyenne a des répercussions chez ses voisins. C'est ce qu'affirment les dirigeants du G5 Sahel. Mais d'autres conflits armés perdurent sur le continent. Depuis sa création en 2011, le Soudan du Sud est en crise. La Centrafrique fait face à des attaques de groupes armés, l'Est de la RDC demeure instable, pour ne citer que quelques exemples.

D'ailleurs, International Crisis Group (ICG) souligne que les dirigeants africains expriment leur volonté de mettre un terme aux conflits depuis 2013 sans y parvenir.

"Passer à l'action"

Le président de la commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat, estime qu'il faut des "moyens politiques, militaires et diplomatiques" pour faire taire les armes. Le nouveau président de l'UA, Cyril Ramaphosa, réclame de "passer à des actions réelles", sans toutefois annoncer de mesures concrètes.

Les jeunes Africains, eux, ont une toute autre approche pour pacifier le continent. "Si nous parvenons à organiser des festivals transnationaux, régionaux ou continentaux dans lesquels différentes cuisines, musiques et danses sont présentées, nous pourrons apprécier les cultures d'autres peuples.", annonce Immaculate Wacera.

Camila Namubiru croit qu'il faut associer davantage la jeunesse pour rétablir la paix en Afrique :

"Les jeunes doivent avoir accès à des messages positifs qui les font grandir en tant que personnes capables de développer leur société et donc de mettre fin à la guerre. Il leur revient de propager l'amour dans leur société."

En 2020, année pour faire taire les armes, une vingtaine de scrutins sont prévus sur un continent où des élections se transforment souvent en crises postélectorales.

L'ICG va notamment surveiller de près la Côte d'Ivoire et la Guinée, où la polémique sur le 3è mandat fait rage.

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