Burkina Faso: Me Mathias Tankoano, a propos des elections de 2020 - « Le rôle que doit jouer la communication est indéniable»

11 Février 2020

Le président du Conseil supérieur de la communication, Me Mathias Tankoano, et ses conseillers ont présenté les vœux du nouvel an aux responsables des agences de communication et des organisations professionnelles des médias.

C'était le 7 février 2020, au cours d'une cérémonie « sobre » qui a connu la présence de nombreuses personnalités dont des membres du gouvernement, des responsables des organisations professionnelles des médias.

L'an 2020 n'a pas dérogé à la règle au Conseil supérieur de la communication (CSC). En effet, pour sacrifier à la tradition, le CSC, avec à sa tête le président de l'institution, Me Mathias Tankoano, a présenté les vœux de nouvel an aux responsables des agences de communication et des organisations professionnelles des médias.

Avant toute chose, Me Mathias Tankoano a tenu à rappeler que 2019 a été riche en activités, avec des acquis engrangés au CSC.

Aussi a-t-il invité l'ensemble des conseillers et l'Administration de l'institution de régulation, à maintenir le cap et à consolider l'esprit qui contribue à leur épanouissement et à l'atteinte des objectifs du CSC.

Pour ce qui est des perspectives qui sous-tendent 2020, année électorale au Burkina Faso marquée par des attaques terroristes, Me Mathias Tankoano a indiqué que le CSC a un double objectif : celui d'assurer la police du discours politique et l'accès équitable aux médias à tous les candidats aux prochaines élections.

« Barrer la route aux agences de communication fantômes »

A l'entendre, « le rôle que doit jouer la communication est indéniable pour la réussite des scrutins et pour la préservation de la paix sociale ».

Il a, de ce fait, invité les hommes et les femmes de médias à relayer toutes les informations dans leurs diversités, avec beaucoup de professionnalisme et de responsabilité de sorte à informer sainement les populations et à être des vecteurs de paix et de cohésion sociale.

Pour ce qui est de l'année en cours, le président du CSC a signifié que les actions entreprises en 2019 se poursuivront en 2020, notamment le plaidoyer pour l'allègement de la fiscalité applicable aux entreprises de presse, la mise en œuvre de la règlementation de l'activité publicitaire pour assainir le secteur.

Dans la même veine, au regard des difficultés auxquelles font face les médias, Charlemagne Abissi, représentant des organisations professionnelles des médias, a fait un plaidoyer pour la survie des entreprises de presse avec l'avènement de la Télévision numérique terrestre (TNT). Quant au représentant de Publicitaires associés, Salif Sanfo, il souhaite qu'on « barre la route aux agences de communication fantômes ».

« Cette année, on ne se laissera pas faire », a-t-il martelé. Pour ce faire, il a souhaité la création d'une direction de la publicité, l'instauration d'un récépissé qui permettra aux agences de communication et de publicité d'exercer en toute légalité.

Par ailleurs, au cours de la cérémonie de présentation de vœux, le CSC a témoigné sa gratitude à deux des membres de son personnel admis à la retraite.

Justin Tionon et Fatoumata Ouédraogo, puisque c'est d'eux qu'il s'agit, ont reçu des présents et des attestations en guise de remerciement pour le travail abattu.

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