Ile Maurice: Abus de pouvoir allégués - Le directeur de la MBC s'attire les foudres de ses journalistes

11 Février 2020

C'est le ras-le-bol à la station de la radio-télévision nationale. Ce qui irrite : les pleins pouvoirs accordé aux chefs de départements par le directeur général (DG), Beejhaye Ramdenee. Une lettre a du reste été adressée au Premier ministre, Pravind Jugnauth en ce sens, alors que la Mauritius Broadcasting Corporation (MBC) fait aussi face à une plainte de harcèlement de la part d'une journaliste, à l'encontre un officer in charge d'un news department...

Quant à la carte blanche accordée aux chefs de département, cette situation a cours depuis l'entrée en fonction de Beejhaye Ramdenee, soit en août 2019. Pourquoi donc protester maintenant ? «En 2019, il y avait les élections. On n'allait pas frustrer les journalistes car on allait avoir besoin de nous», affirment ceux qui se sont confiés sous le couvert de l'anonymat.

Mais depuis janvier, les protestations se font grandissantes. L'on évoque notamment un harcèlement envers ceux qu'on n'aime pas, la protection occulte de ceux qui sont dans les bons papiers des chefs ou encore des abus au niveau du tableau de service. «Lorsqu'on frappe à la porte du DG, il nous renvoie vers les chefs de département. Et quand on fait état de nos doléances à ces derniers, ils nous disent de nous tourner vers Beejhaye Ramdenee. Finalement, il n'y a personne pour nous écouter», déplorent des journalistes.

«Comment gérer une compagnie comme la MBC si on ne donne pas de pouvoir aux chefs de département ? Delegation is the art of management. Le syndicat avec lequel j'ai d'excellents rapports ne m'a jamais fait part de ses frustrations. Je suis quelqu'un qui règle les problèmes sur-le-champ. Il n'y a pas d'abus de pouvoir. On ne me voit pas mais dan antié MBC mo marsé mwa», rétorque Beejhaye Ramdenee.

D'autres journalistes parlent également de complot visant à faire croire que c'est Anooj Ramsurrun, maintenant un consultant auprès de la Mauritius Broadcasting Corporation, qui prend des décisions les concernant. Le principal concerné n'a pas voulu commenter la situation. Tout en soutenant qu'il partage «une relation cordiale» avec Beejhaye Ramdenee, il soulignera toutefois qu'il faut «que chacun prenne ses responsabilités. Car, celui qui sème le vent récolte la tempête».

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