Afrique de l'Ouest: Transport en Afrique de l'Ouest et du Centre - Les acteurs se réorganisent

12 Février 2020

Le président de l'ATPSL/AOC, Moyamed Ikta Abdoulaye : « Le toilettage des textes a été fait avec pragmatisme .

Les experts de l'Association des acteurs du secteur des transports dans les pays sans littoral de l'Afrique de l'Ouest et du Centre (ATPSL/AOC) ont au cours d'une réunion tenue, les 3 et 4 février 2020 à Ouagadougou, amendé les textes de la structure et formulé des recommandations pour sa dynamisation.

Conformément aux recommandations de la réunion du bureau de l'Association des acteurs du secteur des transports dans les pays sans littoral de l'Afrique de l'Ouest et du Centre (ATPSL/AOC) tenu en décembre 2019 à Niamey, des experts de la structure se sont réunis les 3 et 4 février 2020 à Ouagadougou pour finaliser les projets de textes de l'organisation.

Avec comme leitmotiv la dynamisation de l'association, les experts issus du Burkina Faso, du Niger et du Mali, ont examiné et amendé les projets de statuts, du règlement intérieur et les programmes d'activités de l'association.

Ils ont suggéré l'ajout des noms des pays membres, la précision des frontières et des retouches sur le logo de la structure et le remplacement du secrétariat permanent d'ATPSL/AOC par une coordination.

En outre, ils ont proposé une nouvelle dénomination de la structure à savoir l'Association des conseils des chargeurs des pays sans littoral de l'Afrique de l'Ouest et du Centre (ACPSL/AOC). Les experts ont recommandé l'organisation dans les plus brefs délais d'une assemblée générale à Bamako pour l'adoption des nouveaux textes.

En attendant cela, ils ont préconisé de confier la gestion des activités de l'association au bureau provisoire mis en place lors de la réunion de Niamey et la mise en place d'un budget permettant le démarrage des activités de l'association.

Pour le président de l'ATPSL/AOC, Moyamed Ikta Abdoulay,e par ailleurs, directeur général du Conseil nigérien des utilisateurs des transports publics (CNUT) les conclusions des travaux sont pertinentes.

« Le toilettage des textes a été fait avec le pragmatisme requis. La nouvelle appellation ainsi que le logo matérialise la position géographique de l'association », a-t-il expliqué.

Défendre les économies

Concernant le mécanisme de financement qui, a-t-il dit déterminera la viabilité de la structure et la pérennisation de son fonctionnement, il a invité l'ensemble des conseils des chargeurs membres au respect des engagements pris volontairement.

« C'est à ce prix que notre instrument commun réussira son noble pari. Lequel traduit la mission statutaire dévolue à tous les conseils chargeurs membres à savoir la défense et la protection des intérêts des chargeurs et la promotion des économies de nos Etats respectifs », a-t-il souligné.

Dans ce sens, il a relevé que les pays enclavés ne doivent pas considérer leur situation géographique comme une fatalité, mais s'organiser pour bénéficier des faveurs et droits que la règlementation internationale leur confère.

Abondant dans le même sens, le directeur général du Conseil burkinabè des chargeurs (CBC), Ervé Sébastien Ilboudo, a signifié que les pays de l'hinterland doivent travailler de sorte que leurs économies ne soient pas handicapées par leur enclavement, d'où la nécessité de renforcer la coopération pour se faire entendre.

A ce propos, il a indiqué que depuis sa mise en place en 2008, l'ATPSL/AOC a permis de développer des synergies d'actions au niveau des ports pour échanger avec les partenaires. «

Que ce soit le Niger, le Mali ou le Burkina Faso, nous utilisons pratiquement tous les mêmes ports. Lorsque nous nous mettons ensemble pour demander des faveurs auprès de ces ports, nous sommes plus écoutés que lorsqu'on se présente tout seul », a-t-il soutenu.

Aussi, il s'est réjoui du fait que les nouveaux textes après adoption, permettront à l'ATPSL/AOC de sortir de son hibernation et bien défendre l'économie des pays membres.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Sidwaya

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.