Sénégal: Suppression de l'article 80 et de l'arrêté «Ousman Ngom» - La Commission politique poursuit la réflexion

12 Février 2020

Les parties prenantes de la Commission politique du Dialogue national qui ont abordé, lors de leur réunion d'hier, les points relatifs à l'action publique et citoyenne entendent poursuivre la réflexion pour dégager une position commune.

La Commission politique du Dialogue national a planché, hier, sur des questions majeures de la vie politique sénégalaise. Toutefois, elle n'a pas pu dégager une position consensuelle.

De ce fait, elle a, à l'unanimité, pris l'option d'approfondir la réflexion en vue de dégager des recommandations qui ne mettront pas en péril la démocratie sénégalaise. En effet, il était question d'acter des recommandations sur des points soulevés par l'opposition et le pôle des non-alignés, lesquels ont trait, entre autres, à l'article 80 du Code pénal, à l'arrêté « Ousmane Ngom » et aux libertés publiques. Si des contradictions argumentées ont été notées lors de la rencontre, la Commission politique s'est résolue à continuer les discussions. Elle s'est aussi réjouie d'avoir réussi à circonscrire, hier, les points susceptibles de conduire à des consensus.

La Commission politique a prévu, à cet effet, de revenir, demain jeudi, sur les conditions de l'exercice du droit de manifester, de définir des modalités d'apaisement de l'espace politique, la mise en place d'une charte pour la moralisation de la vie politique, la problématique du cumul des mandats, la mise en conformité de la loi électorale avec l'article 730 du Code de procédure pénale. Dans le cadre de l'objectif spécifique n° 7 traitant du cadre légal de l'action politique et citoyenne, l'opposition avait proposé la suppression de l'article 80 qui institue le délit de l'offense au Chef de l'État et de l'arrêté « Ousmane Ngom » interdisant, entre autres, les rassemblements à caractère politique dans le périmètre de certaines parties du Plateau, à Dakar (siège de plusieurs institutions), et la liberté de marche et d'expression. La structure dit s'inscrire dans une perspective de construction d'un État de droit.

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