Centrafrique: L'UE et les autorités discutent de la lutte contre les «fake news»

Un dialogue politique entre l'UE et les autorités centrafricaines, prévu par l'accord de Cotonou du 23 juin 2000, s'est tenu mercredi 12 février à Bangui. Les thématiques attendues ont été abordées : la mise en œuvre de l'accord de paix, les élections, la sécurité, la bonne gouvernance, la justice. Mais une autre thématique plus inattendue a aussi été aussi discutée, celle des « fake news ».

Les réseaux sociaux tout comme une partie de la presse locale fourmille de rumeurs et fausses informations. Et ceci pose régulièrement des problèmes de manipulation de l'opinion publique mais est aussi source de nombreuses tensions.

« Cette tendance est portée par beaucoup de vos collègues soutenus parfois par des hommes politiques, soutenus parfois par des personnes individuelles qui y ont intérêt, estime Ange-Maxime Kazagui, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement. Et je pense qu'il est de l'intérêt de nous tous d'arrêter cela, de stopper cela. Ce qui est sûr c'est que ce n'est pas un phénomène centrafricain typiquement, mais cela peut faire plus de mal en Centrafrique qu'ailleurs du fait de notre fragilité, du fait de notre histoire récente. »

Une thématique déjà abordée lors de la rencontre de 2018, mais qui a été de nouveau mise en avant. « C'est un thème que nous avons voulu remettre au cœur du débat parce qu'on a les élections d'ici 10 mois, souligne Samuela Isopi, ambassadeur de l'Union européenne en Centrafrique. Et l'on sait que lorsque l'on est confronté à des moments sensibles dans la vie d'un pays tous les acteurs qui ont un intérêt à la manipulation vont en profiter pour jouer leur jeu et occuper l'espace par des fake news. »

Plusieurs leviers sont prévus pour enrayer ce phénomène, notamment une meilleure occupation du terrain médiatique par les acteurs officiels ainsi que des formations et de la sensibilisation aux médias.

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