Congo-Kinshasa: UNICEF - Un nouveau programme signé pour quatre ans

Les Nations Unies, par l'Unicef, viennent de voler à la rescousse du gouvernement congolais pour une durée de quatre ans, soit de 2020 à 2024. Un nouveau programme de coopération vient d'être signé entre l'Unicef et la RDC visant à garantir l'équilibre de vie des enfants vivant à l'intérieur du pays, principalement dans les provinces les plus défavorisées et où les conditions humanitaires laissent à désirer.

Cette nouvelle a été annoncée lors de la conférence de presse hebdomadaire au quartier général de la Monusco dans la commune de la Gombe, par le représentant de l'Unicef, M. Edouard Beideberg qui a exposé ce plan de rescousse, organisé en 6 secteurs notamment : le secteur de la santé ; la nutrition ; l'eau, assainissement et hygiène ; l'éducation ; la protection de l'enfance et l'inclusion sociale et résilience. Ce programme ambitieux au bénéfice de la population congolaise coûtera un peu plus d'un milliard de dollars américains, a souligné M. Beideberg.

Ce nouveau programme se révèle un véritable appui au gouvernement congolais dans une année dite « d'action » par le Chef de l'Etat, Félix Antoine Tshisekedi, dans plusieurs secteurs impliquant les enfants en situation difficile, aussi, tant soit peu, une voie de sortie de crise en RD Congo.

Dans le secteur de la santé, il s'agira pour l'Unicef, en collaboration avec le gouvernement et tous les partenaires pour ramener d'ici 2024 à 60% le taux de vaccination des enfants dont les dernières enquêtes MICS indiquent que seuls 35% étaient effectivement vaccinés. Ce programme appuiera le gouvernement à renforcer le système de santé partant de la planification et la budgétisation des données probantes et la disponibilisation des médicaments essentiels. Toujours dans le but de renforcer le système sanitaire et communautaire, la composante de la nutrition soutiendra le Programme national de nutrition pour intensifier le traitement contre la Malnutrition Aigüe Sévère (MAS). Ces efforts devront permettre de faire progresser la diversification alimentaire des nourrissons de 18% à 60% et la prise en charge de la MAS de 28% à 60%, d'ici 2024.

Quant à la composante eau, assainissement et hygiène, d'ici 2024, le programme tient à faire passer de 19% à 28% la proportion de population rurale qui utilise une source d'eau améliorée. Cette dernière aidera le gouvernement à améliorer la sécurité de l'eau et l'assainissement dans les zones rurales et urbaines.

S'agissant du secteur l'Education, un véritable cheval de bataille pour l'actuel Chef de l'Etat, dont la gratuité de l'enseignement de base bat de l'aile et suscite encore d'inquiétudes sur la qualité du système éducatif congolais, le représentant de l'Unicef a laissé entendre que l'Education pour tous est l'un des points sur lequel, l'Unicef serait très proche du gouvernement congolais et dont il attend dans les prochains jours, des progrès significatifs notamment, sur le renforcement de capacité institutionnelle et de l'amélioration du système d'information sur la gestion de l'éducation et à la normalisation de la méthodologie d'évaluation de l'apprentissage. Selon Beideberg, outre la mise en œuvre de la politique sur l'abolition des frais scolaires, l'UNICEF plaidera aussi pour un système éducatif de qualité axé sur le renouvellement générationnel des professeurs et le renforcement des infrastructures (constructions des écoles), sachant que, dit-il, la gratuité de l'enseignement de base a déjà ramené un nombre considérable des enfants sur le chemin l'école.

A la question relative à la protection de l'enfant, ce programme interviendra en appui aux institutions gouvernementales à tous les niveaux, en vue de lutter contre des mariages précoces dont le bilan signale un taux de 29% de nos jours. L'Unicef pense plaider pour le renforcement de la justice pour enfant en conflits avec la loi et le système d'enregistrement au registre et de statistiques de l'état-civil. Quant au programme d'inclusion sociale et de résilience, l'orateur a souligné qu'il permettra aux enfants et aux adolescents les plus démunis d'avoir accès à une protection sociale adaptée aux chocs.

La situation militaire

Le porte-parole militaire de la Monusco, le lieutenant-colonel Claude Raoul Djehoungo renseigne que dans la province de l'Ituri, la situation demeure encore préoccupante dans 3 trois secteurs, à savoir : les territoires de Djugu, Mahagi et au sud d'Irumu. Il a émis les craintes d'une reprise des actes de violence envers les populations civiles suite au repli stratégique des ex-combattants de leur site de pré-cantonnement.

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