Guinée Bissau: Période post-electorale - Vers l'impasse ?

13 Février 2020

Plus que 72 heures pour proclamer les résultats définitifs de la présidentielle en Guinée-Bissau ; la CEDEAO fixe l'ultimatum au samedi 15 février 2020. Et, c'est un véritable imbroglio qui entoure en ce moment la période post-électorale au pays «d'Amilcar Cabral».

Entre Umaro Sissoco Embaló, déclaré vainqueur par la Commission Nationale Electorale (CNE), avec 54% des voix au second tour et qui enfile déjà son costume de président, sans l'aval de la Cour suprême qui n'a toujours pas confirmé les résultats provisoires, et le camp de Domingos Simões Pereira (DSP) qui réclame l'annulation du scrutin, la Guinée-Bissau va tout droit vers l'impasse.

Une situation qui risque de plonger le pays dans la confusion surtout lorsque le candidat Embaló clame tout haut que quel, que soit la décision prise par la Cour suprême, lui il va prêter serment le 27 février prochain. Une décision assimilée, par le camp du candidat du PAIGC, à un coup de force du candidat du MADEM15.

Alors, en Guinée-Bissau, la situation préoccupante reste envenimée par le bras de fer entre la Commission Nationale Electorale (CNE) et la Cours suprême qui n'émettent pas sur la même longueur d'onde.

Ce qui a fini d'installer la Guinée-Bissau dans une situation difficile. Umaro Sissoco, qui compte «s'autoproclamer» président de la Guinée-Bissau, met en garde la communauté internationale et certains chefs d'Etats qui soutiennent son adversaire, DSP, qui réclame une annulation des résultats. Le feu couve dans ce pays.

Une question est agitée en ce moment dans la capitale Bissau-guinéenne : la Cour suprême respectera-t-elle l'ultimatum fixé par la CEDEAO ?

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Plus de: Sud Quotidien

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