Sénégal: Prise en charge du cancer chez l'enfant - Les prestataires de santé du district sud capacités

13 Février 2020

Le cancer de l'enfant, s'il est diagnostiqué précocement, peut être guéri à 80%. Si l'on croit le docteur Fatou Lama Dièye de l'Institut Jean Lemerle, au Sénégal 50% des enfants souffrant d'un cancer arrivent tardivement à la structure de prise en charge. Situation qui porte le taux de guérison à 20%.

Elle s'exprimait hier, mercredi 12 février lors de l'atelier de formation des prestataires de santé du district Sud sur la détection précoce du cancer de l'enfant.

Les prestataires de santé du district Sud bénéficient depuis hier, mercredi 12 février, d'une formation sur la détection précoce du cancer de l'enfant.

Selon le médecin chef de district Sud, Dr Jacques Diamé Ndour, cette activité va leur permettre de décentraliser la prise en charge des cancers de l'enfant et plus précisément le diagnostic précoce de ces cancers de l'enfant au niveau opérationnel.

«Nous avons ciblé tous les agents de santé officiant dans le district. Je pense que l'aspect qui me semble le plus important pour cette activité de formation reste le volet qui fera trait à la sensibilisation.

Vous savez comme au niveau opérationnel, nous travaillons beaucoup avec les communautés, tout ce que nous faisons si en amont nous ne travaillons pas avec elles pour les sensibiliser, il sera très difficile de parvenir à un changement de comportement», a-t-il déclaré.

Pour la prise en charge du cancer chez l'enfant, le docteur Fatou Lama Dièye de l'Institut Jean Lemerle qui a initié la formation des prestataires de santé, le taux de guérison est à 20%. Selon elle, 50% des cas qui arrivent à l'hôpital de référence du cancer pédiatrique à l'hôpital Le Dantec y viennent tardivement.

«Si le cancer est diagnostiqué précocement, on peut arriver à un taux de guérison de 80%. Et ces cas sont traités localement par des médecins sénégalais», a-t-elle déclaré. D'où l'importance pour docteur Dièye de mettre l'accent sur la formation des prestataires de santé qui sont les premiers à recevoir les patients.

Au niveau du ministère de la santé et de l'action sociale, le docteur Babacar Guèye, Chef de la division maladie non transmissible souligne, «le cancer fait partie des maladies non transmissibles et selon les estimations, on attend à avoir près de 10549 cas de cancers maintenant pour ce qu'on appelle les cancers de l'enfant à 200, le nombre de cancer alors de nombre attendu avoisine 800 ou 1200. Cela explique, il y a un phénomène de sous détection de ces cas de cancers au niveau du Sénégal».

Pour docteur Gueye, au Sénégal 70% des patients consultent d'abord au niveau des postes de santé situation qui l'amène à dire qu'il faudrait que le cancer ne soit pas une affaire des spécialistes.

«Au niveau du ministère, nous avons élaboré un guide de formation des prestataires des postes de santé et des centres pour la détection précoce des cancers de l'enfant.

Une fois que les infirmiers postes de santé et sages femmes médecins qui sont le premier niveau de soin reçoivent ces patients vont être capacités et qui seront référés au niveau des structures de prise en charge afin d'éviter la sous détection», a-t-il renseigné.

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