Sénégal: Sédhiou - Diendé investit la rue pour exiger de l'eau potable

13 Février 2020

Une bonne partie des populations de la commune de Diendé, située à 09 km de la ville de Sédhiou, a marché pacifiquement hier, mercredi 12 février, dans l'après-midi, pour exiger la construction d'un forage.

Les villages de Séfa, Diatouma et Mandina Findiféto se sont joints à la manifestation, brassards rouges et pancartes à la main. L'absence du liquide précieux irrite ces populations qui ont crié leur exaspération à qui veut l'entendre.

De la sortie nord de Diendé à la sous-préfecture, en passant par le château d'eau en panne, les manifestants qui arboraient des brassards rouges et brandissaient des pancartes exigent la construction d'un nouveau forage, en remplacement de celui datant de 1988 et à l'arrêt depuis bien des années.

A l'appel du collectif du mouvement citoyen de Diendé, des manifestants, venus des villages voisins de Séfa, Mandina Findiféto et Diatouma, sont venus gonfler les rangs de lamentation pour attirer l'attention des pouvoirs publics sur cette pénurie d'eau potable de plus en plus intenable.

Insa Djité, le porte-parole des marcheurs, a déclaré que «le collectif du mouvement citoyen est mis en place le 23 janvier 2020, dans l'objectif de porter le plaidoyer des populations qui souffrent d'un manque d'eau.

Ces populations informent le ministre de l"Eau et de l'Assainissement, à travers cette première marche pacifique, leurs désirs d'avoir un forage de dernière génération capable de leur fournir une eau de qualité, en abondance».

Et de préciser qu'«il ne s'agit plus de réparer ou de rechanger les pièces obsolètes d'un forage, mais il est question de nous doter, vite et bien, d'un autre forage capable d'approvisionner les villages de Diendé, Séfa, Mandina Findiféto et de Diatouma».

Quand la clameur se transforme en labeur, ces populations n'ont que la voix pour exprimer leur souffrance, martèle Insa Djité, leur porte-parole.

«L'attente est longue et la souffrance s'amplifie quotidiennement, surtout au mois de mars, avril, mai et juin où les puits tarissent. Le manque d'eau cristallise tous les records négatifs et incarne le symbole des crises sociales et économiques.

Peut-être convient-il de rappeler que l'ancien forage, installé depuis 1988, sert aujourd'hui de monument gigantesque personnifiant l'espoir éventré d'un peuple trahi par ses élites», pipe-t-il.

Une jeune dame du nom de Fatou Dramé raconte, en langue nationale mandingue, que même après accouchement dans les structures de santé, il est difficile de trouver une eau de qualité pour le nouveau-né.

La forte chaleur mêlée de poussière était loin de décourager les manifestants. A la sous-préfecture, le maître des lieux, Bassirou Dia, a salué la démarche et la posture citoyenne des organisateurs, avant de les rassurer de la transmission du mémorandum à qui de droit.

«Je vous remercie de l'esprit de maturité et de citoyenneté auquel vous avez fait montre tout au long de cette marche pacifique. Je vais transmettre ce mémorandum à qui de droit».

A signaler que cette marche pacifique était encadrée par les gendarmes de la Brigade de gendarmerie de Sédhiou, sous l'autorité du Commandant Abdoulaye Sy.

Plus de: Sud Quotidien

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