Burkina Faso: Conclusions du sommet de Nairobi sur la population - Le pays veut accélérer la mise en œuvre

13 Février 2020

Le ministère de l'Economie, des Finances et du Développement (MINEFID) a organisé, le jeudi 13 février 2020 à Ouagadougou, un forum national d'appropriation des conclusions du sommet de Nairobi sur la population et le développement.

Des députés, des directeurs généraux, centraux et régionaux des départements ministériels, des représentants d'Organisations de la société civile (OSC) et des partenaires techniques et financiers ont pris part à un atelier, à Ouagadougou, le jeudi 13 février 2020, consacré aux 25 ans de la mise en œuvre du programme d'actions de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD+25). Organisé par le Ministère de l'Economie, des Finances et du Développement (MINEFID), il a pour objectif de permettre aux participants de s'approprier les conclusions du sommet de Nairobi, tenu du 12 au 14 novembre 2019.

Le directeur des politiques de population, Gustave Bambara, a affirmé que la rencontre participe de la volonté du MINEFID de rendre compte de ce qu'il fait. « Nous avons conduit une mission au sommet de Nairobi en novembre 2019, au cours de laquelle, une déclaration importante a été faite», a-t-il rappelé.

Le Burkina Faso a, dans la logique de cette déclaration, pris douze engagements pour accélérer la mise en œuvre de la CIPD+25 en vue d'améliorer la qualité de vie de la population. Ceux-ci sont regroupés dans cinq domaines dont l'accès à la planification familiale pour les femmes, l'accélération de la mise en œuvre de la couverture sanitaire universelle, la lutte contre les pratiques néfastes et traditionnelles qui entravent la qualité de vie de la population.

Des possibilités offertes aux femmes

Le gouvernement en a été informé par le biais d'une communication orale et il fallait le faire aussi pour les acteurs sur le terrain, a précisé M. Bambara.

L'Emir du Yagha, Boureima Ly, fait partie de la délégation qui s'est rendue à Nairobi. De ce sommet, il a retenu l'engagement des trois zéros : zéro grossesse non désirée, zéro décès maternel, et zéro mutilation génitale féminine. Il dit s'être engagé depuis 2013 dans les déclarations publiques contre le mariage d'enfants, l'excision et bien d'autres.

Pour le représentant-résident de l'UNFPA au Burkina Faso, Auguste Kpognon, les actions conjuguées des gouvernements, de la société civile, des institutions de développement et sa structure, durant ces années, ont ouvert des perspectives aux femmes et filles du monde. Toutefois, selon lui, le chemin à parcourir reste long et c'est pourquoi à Nairobi, des engagements ambitieux ont été pris à travers de nouveaux partenariats innovants et stratégiques.

M. Kpognon a ajouté que cette conférence a tenu ses promesses qui ne transformeront pas la vie de la population si leur mise en œuvre n'est pas effective. Le secrétaire général du MINEFID, Dr Seglaro Abel Somé, a soutenu que la mobilisation est un signe de l'engagement des acteurs à opérationnaliser les conclusions du sommet de Nairobi qui a enregistré 10 047 participants de 173 pays.

A son avis, le Burkina Faso a réalisé des progrès remarquables. « La mortalité maternelle est passée de 566 à 330 décès pour cent mille naissances vivantes entre 1993 et 2015, le quotient de mortalité infanto-juvénile est passé de 187 à 81,6 pour mille au cours de la même période », a indiqué le SG du MINEFID.

Il a fait savoir que le taux de femmes en union utilisant une méthode contraceptive moderne est passé de 4% en 1993 à 22,5% en 2015. Au regard des nombreux défis, il a souligné l'importance et l'actualité du thème du sommet de Nairobi qui est d'« accélérer les promesses ».

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