Congo-Brazzaville: Global tricherie

Faut-il réellement s'étonner qu'une organisation non gouvernementale telle que Global Witness s'en prenne violemment à une institution telle que la Société nationale des pétroles du Congo en l'accusant de dilapider les sommes que procure à notre pays l'exploitation de ses gisements de pétrole et de gaz ?

Evidemment non, étant donné, d'abord, le caractère quelque peu sulfureux de ce genre d'organisation, ensuite la capacité de nuisance des groupes de pression qui se dissimulent derrière elle, enfin la place qu'occupe désormais notre pays dans la sphère africaine en raison notamment du rôle qu'il joue dans la prévention et la gestion des crises sur le continent.

De la même façon que les « fonds vautours » ont tenté, il y a une quinzaine d'années, de bloquer la renaissance de notre pays au lendemain des guerres civiles qui l'avaient dévasté, de la même façon aujourd'hui des puissances extérieures tentent de l'affaiblir pour des raisons qu'il faudra tôt ou tard élucider. Et, bien entendu, l'attaque part de Londres et de Washington où sont installés les bureaux de Global Witness, avec comme cible principale la société publique qui a largement contribué et qui contribue toujours largement à l'émergence du Congo.

L'agression que pilote cette ONG est en réalité directement liée aux accords que nos gouvernants ont conclu ces derniers mois avec les institutions financières mondiales, le Fonds monétaire international tout particulièrement. Elle vise à empêcher que ces accords permettent au Congo de rembourser ses dettes dans un temps raisonnable, génèrent une relance spectaculaire de sa croissance, résolvent les problèmes sociaux qui ont résulté de la crise financière. Avec en ligne de mire les élections de 2021 (présidentielle), 2022 (législatives) qu'elles s'efforcent de perturber. Pour dire les choses de façon encore plus claire, elles ont un objectif politique qui est de déstabiliser à nouveau notre pays.

Tout indique aujourd'hui que cette attaque, relayée complaisamment par des médias qui ont pignon sur rue mais dont le manque de sérieux est malheureusement évident, échouera. Elle nous fournit en effet une très bonne occasion de mieux faire valoir les avancées en cours dans notre société et le rôle éminent que joue notre diplomatie sur la scène africaine.

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