Cameroun: Chracerh - Trois nouveau-nés dans la famille

Deux bébés de sexe masculin et une petite fille sont venus au monde par césariennes hier à l'hôpital spécialisé de Ngousso.

8h44. Des vagissements tonitruants sortent de l'un des blocs opératoires du Centre hospitalier de recherche et d'application en chirurgie endoscopique et reproduction humaine Paul et Chantal Biya (Chracerh). C'est bébé Carpentero, de sexe masculin, qui effectue ainsi son entrée solennelle dans le monde, arrachant des sourires à l'équipe médicale et aux médias. « Il vaut mieux qu'il pleure comme cela. Plus il pleure, moins on se fait du souci pour lui. Ses cris sont la preuve de sa vitalité », fait Dr Nomo, anesthésiste, heureux des prouesses vocales du nouveau-né.

Sa mère, Georgette, 46 ans, venue des Philippines pour le mettre au monde en terre camerounaise, n'est pas moins rassurée et fière. C'est l'aboutissement d'un long parcours du combattant pour elle aussi, comme pour la plupart des patientes de cette formation sanitaire spécialisée dans la lutte contre l'infertilité du couple.

« Le cas de cette dame était complexe sur le plan de la pathologie. Elle aura subi et tenté beaucoup de choses : opérée par le passé d'une myomectomie, une hystéroscopie à cause des polypes de l'endomètre. Elle a aussi eu une chirurgie tubaire (opération des trompes) à ventre ouvert, avec du matériel conventionnel habituel : ce qui n'est pas indiqué. Pour opérer les trompes, il faut l'endoscopie, surtout aux stades 1 et 2, c'est-à-dire de gravité moyenne. La conséquence est que ses trompes ont été bousillées et elle ne pouvait pas avoir d'enfant, surtout quand on ajoute à cela la mauvaise qualité du sperme de son époux », explique Pr Jean Marie Kasia, gynécologue obstétricien, administrateur directeur général du Chracerh, à la tête de l'équipe médicale.

Du coup, l'indication pour cette patiente, d'un âge avancé en plus, était la fécondation in vitro avec microinjection (Icsi) et don d'ovocytes. Et au terme de la grossesse s'étant déroulée sans hypertension, ni problème particulier, la césarienne pratiquée hier était, selon le médecin traitant, nécessaire au regard de l'utérus cicatriciel.

Deux autres césariennes ont suivi celle sus évoquée. Les patientes F. D. Fosso et D. Toukam, primipares de 55 ans et 33 ans, ont respectivement donné naissances à une fille de 3 kg 590 et un garçon de 3 kg 230. Tous sont bien portants. Les opérations d'hier ont également permis aux internes de se faire la main.

« Nous prenons de l'âge, aussi est-il important que nous veillions à assurer la relève pendant qu'il est encore temps. Ces jeunes gens sont passionnés par ce qu'ils font. Chaque jour qui passe, ils acquièrent des connaissances, des techniques, de la dextérité. Vous avez vu que cela a été très rapide aujourd'hui : c'est la preuve qu'ils grandissent. Leur formation est une nécessité », soutient l'Adg du Chracerh. Ces trois naissances, un 13 février, jour anniversaire du président de la République, Paul Biya, et veille de la Saint-Valentin, fête de l'amour, tombent bien pour Pr Jean Marie Kasia qui affectionne tant les symboles.

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