Sénégal: Dette au secteur des hydrocarbures - Le gouvernement promet un règlement progressif (communiqué)

Dakar — Le ministère des Finances et du Budget a réitéré vendredi l'option d'un règlement progressif cette année de la dette due au sous-secteur des hydrocarbures suivant un plan d'apurement conclu dans le cadre de l'Instrument de Coordination des Politiques Economiques (ICPE).

La dette de l'Etat auprès des acteurs du sous-secteur des hydrocarbures concerne des obligations impayées qui seront progressivement réglées en 2020 conformément au plan d'apurement conclu dans le cadre de l'Instrument de Coordination des Politiques Economiques (ICPE) et inscrit dans la Loi de Finances Initiale (LFI) pour l'année 2020 à travers le Fonds spécial de soutien à l'énergie (FSE), souligne le ministère des Finances dans un communiqué.

La tutelle réagit ainsi à une sortie publique du Syndicat national de travailleurs du pétrole et du gaz du Sénégal (SNTPGS) attirant l'attention des pouvoirs publics entre autres sur le poids de la dette dont le non règlement pourrait plomber le secteur.

"Le secteur ne peut aller de l'avant sans la satisfaction de nos revendications. Il s'agit du blocage des négociations sur la convention collective du sous-secteur des transports d'hydrocarbures et de la lourdeur de la dette de plus de 100 milliards de francs CFA due par l'Etat et ses démembrements", a notamment soutenu jeudi Cheikh Diop, un membre dudit syndicat.

Plusieurs entreprises sénégalaises sont sur le point de fermer. Les sociétés étrangères installées au Sénégal ne sont pas épargnées. Elles ne peuvent plus importer à cause de cette dette", a-t-il affirmé au cours d'une conférence de presse.

Au cours de cette rencontre avec les journalistes, Sara Konaté, secrétaire général du SNTPGS a lié des arrêts récurrents des activités de la Société africaine de raffinage (SAR) à un manque de brut et aux conséquences du volume de la dette qui plombe sa trésorerie.

"En ce qui concerne la SAR, la dette de l'Etat au titre des pertes commerciales est de 97 milliards francs CFA et a été totalement réglée en 2019", a ainsi réagi le ministère des Finances et du Budget dans le même communiqué.

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