Afrique: Sécurité routière dans le monde - Les ministres et experts d'environ cent pays attendus en Suède

Dans la perspective de réduire le nombre de décès dus aux accidents de la circulation d'ici à 2030, les ministres et experts issus d'environ cent pays du monde, notamment ceux qui ont la charge des questions de transport, se réuniront du 19 au 20 février à Stockholm en Suède.

La troisième conférence ministérielle mondiale sur la sécurité routière est organisée par le gouvernement suédois en collaboration avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle donnera l'occasion aux participants et aux experts de différents pays de partager les succès et les enseignements tirés des accidents de la circulation, de définir les futures orientations stratégiques pour garantir la sécurité routière mondiale et de déterminer les moyens d'accélérer les progrès, en tenant compte des politiques et stratégies d'autres pays, notamment celles ayant fait leurs preuves pour sauver des vies des personnes victimes.

« Il est scandaleux que le nombre de vies perdues chaque année en raison des accidents de la route s'élève à un million et demi, selon les estimations. Ces morts sont un prix inacceptable à payer pour la mobilité », a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, en ajoutant que les accidents de la route représentent désormais la cause principale de décès chez les enfants et les jeunes adultes âgés de cinq à vingt-neuf ans.

S'appuyant en outre sur le récent rapport de situation OMS sur la sécurité routière dans le monde, le responsable de l'OMS a précisé que plus de la moitié de l'ensemble des personnes tuées sur la route sont des piétons, des cyclistes et des motocyclistes. Ainsi, le risque de décès sur la route reste trois fois plus élevé dans les pays à revenu faible que dans les pays à revenu élevé. Par ailleurs, environ cinquante millions de personnes subissent des traumatismes non mortels dus aux accidents de la circulation, ce qui provoque des souffrances humaines et des pertes économiques importantes.

« La plupart des décès et des traumatismes dus aux accidents de la circulation peuvent être évités moyennant la mise en place de stratégies ayant fait leurs preuves », a encore ajouté Tedros Adhanom Ghebreyesus, en rappelant que cette conférence sera une occasion propice pour le monde d'adopter un nouveau programme visant à réduire considérablement le nombre de vies perdues sur nos routes et de repenser la manière dont nous pouvons donner accès à des systèmes de transport sûrs, abordables, accessibles et viables pour tous.

Les progrès accomplis en matière de sécurité routière dans certains pays

Invitant les Etats à mettre sur pied des stratégies efficaces, susceptibles de réduire les accidents de la route, l'OMS a fait savoir qu'en terme d'exemple, de nombreux pays ont déjà réalisé des progrès grâce à une gestion efficace de la sécurité routière et en axant les efforts sur l'amélioration de la législation et son application concernant les principaux risques tels que la vitesse, l'alcool au volant et le fait de ne pas mettre la ceinture de sécurité. Ils ont également amélioré les infrastructures en prenant des mesures visant à rendre les trottoirs plus sûrs et en prévoyant la mise en place de pistes réservées aux deux-roues. On constate aussi dans ces pays, une amélioration des normes des véhicules, telles que le contrôle électronique de la stabilité (ESC), les systèmes avancés de freinage (ABS) et les secours après l'accident.

« Des améliorations ont été constatées lorsqu'un certain nombre de secteurs ont été impliqués, notamment les transports, la santé, l'urbanisme et l'application de la législation. Par ailleurs, les succès rencontrés dépendaient principalement d'un leadership énergique et d'une volonté politique solide au plus haut niveau de l'État et, en étroite collaboration avec la société civile et le secteur privé », souligne l'OMS.

Les tenants et les aboutissants de la rencontre

Selon les organisateurs, la déclaration de Stockholm sera présentée comme document final de la conférence ministérielle appelant à une volonté politique solide et à une coopération internationale ainsi qu'à des partenariats entre plusieurs secteurs de la société. D'autant plus, cette déclaration présentera les principales recommandations pour intensifier l'action visant à réduire de moitié le nombre de décès et de traumatismes dus aux accidents de la route dans le monde, d'ici à 2030. Car, la sécurité routière est prise en considération dans les ODD convenus en 2015, avec deux cibles spécifiques consistant : à diminuer de moitié le nombre de décès et de blessures dus à des accidents de la route et à assurer l'accès de tous à des systèmes de transport sûrs, accessibles et viables, à un coût abordable.

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