Sénégal: Universités publiques sénégalaises - Le SAES et la CJRS posent le débat

15 Février 2020

Le Syndicat autonome de l'enseignement supérieur (Saes) et la Convention des jeunes reporters du Sénégal ont procédé hier, vendredi 14 février 2020, à l'Ucad 2, à un atelier de mise à niveau des jeunes reporters du Sénégal.

Cette activité avait regroupé toutes les parties prenantes de l'enseignement supérieur notamment, l'Université virtuelle du Sénégal et les jeunes reporters du pays. Le débat a été organisé autour du thème : «Situation des universités publiques Sénégalaises : état des lieux, défis et perspectives ».

Apres la sortie du président de la République et du ministre de l'Enseignement supérieur sur les réalités du marché de l'emploi par rapport à la délivrance des licences et masters dans les universités publiques , le Syndicat autonome de l'enseignement supérieur (Saes) et la Convention des jeunes reporters du Sénégal (Cjrs) s'engagent dans un débat d'échanges de deux jours, le 14 et le 15 février, pour essayer d'apporter des réponses à la situation actuelle des universités publiques sénégalaises : état des lieux , défis et perspectives.

Le secrétaire général du Syndicat autonome de l'enseignement supérieur, Malick Fall, revient sur les objectifs de cet atelier : « Le Saes et la Cjrs abordent ensemble le fonctionnement de l'enseignement supérieur.

Nous avons un besoin de pouvoir relier les questions qui touchent à l'enseignement supérieur. Mais, la Convention des jeunes reporters a besoin d'avoir les bonnes informations sur le fonctionnement normal de nos universités ».

« C'est dans cet esprit que nous organisons cet atelier. Le Saes est représenté par le bureau national mais également par toutes les coordinations pour affronter les problèmes des différents campus », a fait savoir le secrétaire général du Saes.

Poursuivant, il ajoutera : « La situation des universités du Sénégal est très difficile avec cette décision prise d'orienter tous les bacheliers dans les universités publiques. Après cette décision en septembre dernier, le Saes avait acquiescé mais à condition du respect de certaines conditions de préalables. Le Saes est resté sur la même ligne depuis lors.

Après l'exécution de ses préalables, il y a encore des manquements par rapport aux engagements, il y a beaucoup de retard. Tous ces engagements pris au préalable posent problème dans la mise en œuvre. Les salles de cours qui avait été construites ne sont pas encore disponibles.

L'université de Bambey qui a reçu d'un seul coup 3000 bacheliers, cela pose également des difficultés. Dans le domaine de la biologie, nous avons des salles qui été construites pour 36 personnes, aujourd'hui, nous avons plus de 65 personnes », a martelé Malick Fall.

Pour des bonnes conditions de travail, le Syndicat autonome de l'enseignement supérieur demande à l'Etat de revoir ses décisions avant l'exécution de ces travaux inachevés.

Sur ces entrefaites, le président de la Convention des jeunes reporters du Sénégal (cjrs), Ibrahima Baldé, confie : « la Cjrs a des missions fondamentales, la formation initiale, offrir des bourses aux jeunes journalistes et la formation continue.

Cet atelier entre dans ce champ d'intervention qui se tient dans un contexte bien particulier d'orientation ou d'affectation des nouveaux bacheliers. Les universités publiques ont-elles la capacité d'accueillir tous les nouveaux bacheliers ?

Voilà la question de base que nous avons posée pour organiser des activités. Aujourd'hui, la situation des universités intéresse les jeunes reporters du Sénégal, sur la question de la gouvernance, d'infrastructure, sur l'enseignement, les conditions de travail, le budget de l'année académique.

Ce sont les questions sur lesquelles nous allons travailler et essayer d'apporter des réponses pour les jeunes reporters à travers des différentes coordinations du Saes qui feront un état des lieux sur les différentes universités dans lesquelles elles travaillent ». Et de conclure : « nous allons les écouter et prendre une bonne note, et nous irons aussi sur le terrain pour constater l'état des lieux ».

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