Afrique: Interdiction des déchets toxiques - Les ministres africains de l'Environnement sollicitent l'appui du Sénat

Dans le cadre de la cop3 de Bamako portant sur les déchets toxiques déversés sur le continent africain, une délégation des ministres de l'environnement conduite par le ministre Ivoirien, Joseph Séka Séka a sollicité le 14 février à Brazzaville l'appui de la chambre haute du parlement afin d'interdire l'entrée de ces substances en Afrique.

Face au Sénat conduit par son président Pierre Ngolo, le ministre Ivoirien de l'Environnement a d'abord posé la problématique en expliquant que l'Afrique, notre continent, est devenu le dépotoir des substances chimiques et des déchets dangereux issus des pays industrialisés.

« Et c'est en ce sens, que ces mêmes pays ont adhéré à plusieurs conventions internationales ayant trait à la gestion de la circulation de ces déchets,

Notamment les Conventions de Balle, Stockholm, Rotterdam auxquelles les pays africains ont adhéré. Mais ces conventions ne vont pas suffisamment loin pour nous permettre de faire face au danger que représentent ces substances. Pour ces conventions, les pays doivent prendre des dispositions pour contrôler le passage transfrontalier de ces déchets », a-t-il dit.

Les pays africains, a-t-il ajouté n'ayant pas assez de moyens aussi bien technologiques que financiers pour faire un contrôle de ces déchets, se sont concertés et ont mis sur pied en 1991, leur propre convention, la Convention de Bamako afin de gérer ces questions.

« Cette convention a donc décidé plutôt que de parler de contrôle de ces substances, il faut carrément interdire l'entrée de ces déchets sur nos territoires.

C'est dans ce cadre-là que la Convention de Bamako a été mise sur pied et l'Afrique, notre continent, ne peut se débarrasser de ces substances dangereuses que si le politique apporte son appui », a signifié Joseph Séka Séka.

Tout en rappelant que la Convention a, au cours de ces différentes conférences, adopté un certain nombre de résolutions qui ne peuvent lourdement peser que si les politiques à différents niveaux prennent à bras-le-corps la question. Voilà pourquoi, « nous comptons sur votre chambre.

Nous sommes venus vous dire qu'à l'issue de cette convention, nous allons sortir un certain nombre de résolutions et nous voudrions compter sur votre appui pour que les résolutions qui sortiront de cette 3e convention soient adoptées au plus haut niveau par les politiques pour que l'Afrique cesse d'être la poubelle de ces déchets dangereux », a-t-il poursuivi.

Prenant la parole à son tour, le président du Sénat, Pierre Ngolo, a promis à la délégation des ministres africains de l'Environnement, l'appui de son institution à cette question qui, a-t-il dit, est très importante.

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